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Crimson Desert : on a testé les 3 persos, le dragon et le mécha, ultime preview avant le test

Crimson Desert : on a testé les 3 persos, le dragon et le mécha, ultime preview

Nous sommes à 15 jours de la sortie de Crimson Desert, sans conteste le titre le plus attendu de ce premier trimestre 2026. Si vous lisez Jeuxactu depuis un certain temps, vous savez à quel point je nourris une attente particulière à l’égard de ce projet qu'on observe et qu'on analyse depuis plusieurs années. Ces deux dernières années, j'ai eu l’opportunité d’y jouer à quatre reprises : lors du Summer Game Fest, à la gamescom, à la Paris Games Week — notamment lorsque Pearl Abyss avait organisé un événement à Paris en 2024 à la Porte de Versailles — et plus récemment encore, la semaine dernière, dans les locaux du studio à Amsterdam. J’y ai passé une journée entière à parcourir le jeu, capturant mon propre gameplay en 4K à 60 images par seconde (allez donc voir notre vidéo preview aussi), depuis le début de l’aventure. Il est donc temps de vous livrer un avis approfondi avant le verdict final prévu le 18 mars 2026, et surtout de répondre aux interrogations majeures que suscite ce qui pourrait bien constituer l’open world le plus ambitieux depuis Red Dead Redemption 2.




Il est un aspect qui m’a toujours amusé au sujet de Crimson Desert : la suspicion quasi permanente dont le titre a fait l’objet depuis son annonce. Chaque prise de parole du studio coréen — qu’il s’agisse de la présentation d’une séquence de gameplay ou d’une démonstration à la presse — semblait invariablement susciter des réactions empretes d’un profond scepticisme. À la lecture des commentaires, l’alternative paraissait binaire : « Soit il s’agit du jeu ultime, soit d’un scam. » D’autres affirmaient encore que l’ensemble était « trop beau pour être vrai ». À en croire ces observateurs dubitatifs, proposer en 2026 un monde ouvert d’une telle richesse visuelle, offrant une diversité d’approches et de mécaniques de jeu aussi ambitieuse, relèverait désormais de l’impossible. À ceux-là, il n’est pas inutile de rappeler qu’un certain Red Dead Redemption 2 a vu le jour en 2018 (soit il y a déjà huit ans) et sur la génération de consoles précédente. Certes, Rockstar Games demeure un studio à part, disposant de moyens humains et financiers considérables, à la hauteur de ses ambitions. Mais la réussite d’un tel projet ne repose pas uniquement sur l’ampleur des ressources engagées : elle tient aussi à un savoir-faire patiemment acquis. Or, ce savoir-faire, Pearl Abyss ne l’a pas découvert hier. Fondé en 2010, le studio s’est progressivement imposé comme l’une des références du MMORPG grâce à Black Desert Online, lancé en 2014 et enrichi de manière continue depuis plus d’une décennie. Cette longévité, nourrie par des mises à jour régulières et un suivi soutenu, témoigne d’une maîtrise technique et organisationnelle qui ne saurait être ignorée.

Crimson Desert


BLACK DESERT SOLO NARRATIF

Il est d’ailleurs assez amusant de constater que cette réflexion fait écho à une discussion approfondie que j’ai récemment eue avec mon cousin, joueur assidu de Black Desert Online depuis plus de cinq années. Lorsqu’on connaît intimement cet univers, on mesure pleinement à quel point Pearl Abyss a, par le passé, démontré son savoir-faire technique et sa capacité à concrétiser des promesses qui, ailleurs, pourraient sembler excessivement ambitieuses. À ce titre, les séquences présentées dans les différentes bandes-annonces de Crimson Desert n’ont rien d’irréaliste : nombre des mécaniques, des systèmes dynamiques et des prouesses visuelles exhibés existent déjà, sous une forme ou une autre, dans Black Desert Online. Pour qui a longuement arpenté ses contrées, il ne s’agit donc pas de simples effets d’annonce, mais bien de l’évolution logique d’un socle technologique éprouvé.

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Il convient, à cet égard, de rappeler un élément historique souvent méconnu. À l’origine, Crimson Desert était pensé comme la suite directe de Black Desert Online, et donc comme un MMORPG à part entière. C’est d’ailleurs sous cette forme qu’il fut officiellement dévoilé en 2019, à l’occasion de la G-Star, le prestigieux salon coréen du jeu vidéo — événement que j’avais eu l’opportunité de visiter en 2015. Toutefois, en 2020, Pearl Abyss opéra un changement stratégique majeur : le projet fut repensé en profondeur afin de devenir une expérience solo en monde ouvert, résolument narrative, avec l’ambition affichée de s’imposer sur la scène internationale comme une production AAA à part entière. Ce repositionnement marquait une rupture claire avec son ADN multijoueur initial et témoignait d’une volonté d’élargir considérablement son public.

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ET LES VERSIONS CONSOLES ALORS ?

Aujourd’hui, sept années après son annonce initiale, le titre s’apprête enfin à voir le jour sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series, concrétisant ainsi une longue phase de développement et d’ajustements. Je tiens par ailleurs à faire preuve d’une totale transparence : au moment où j'écris ces lignes, je dispose déjà d’un accès au jeu dans sa version PC, reçue il y a quelques jours. Un embargo strict a été fixé au 18 mars à 23 heures, un horaire pour le moins inhabituelle. Naturellement, la question qui revient avec insistance concerne l’état des versions consoles. À quoi faut-il s’attendre sur PlayStation 5 et Xbox Series, alors même que ces itérations n’ont, jusqu’à présent, jamais été montrées publiquement ? Depuis les premières démonstrations, le jeu a systématiquement été présenté sur des configurations PC haut de gamme, ce qui entretient une part d’incertitude légitime quant aux performances sur consoles.

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À l’heure actuelle, je dois reconnaître que je ne suis pas en mesure d’apporter une réponse définitive à cette interrogation. Lors de ma visite chez Pearl Abyss à Amsterdam la semaine dernière, j’ai pris soin de poser la question à de multiples reprises et l’équipe m’a assuré que les versions consoles seraient mises à disposition plusieurs jours avant la sortie officielle. Cette anticipation devrait, en principe, permettre de vérifier la stabilité technique, l’optimisation globale et l’absence de problèmes majeurs. L’industrie a en effet été marquée par des précédents retentissants, notamment l’affaire Cyberpunk 2077 en 2020, où certaines versions consoles s’étaient révélées gravement défaillantes. Depuis lors, la rétention d’images ou de codes console suscite inévitablement la méfiance. Les représentants de Pearl Abyss m’ont néanmoins affirmé que les versions PlayStation 5 et Xbox Series seraient transmises avant la levée de l’embargo. À l’instant précis où je m’exprime, je n’y ai pas encore accès. Je demeure donc dans l’attente, avec une prudente confiance. En attendant de pouvoir me prononcer sur ces déclinaisons, je peux d’ores et déjà vous faire part de mes impressions détaillées à l’issue des sept heures de jeu auxquelles j’ai eu accès pour cette preview que l’on peut, sans exagération, qualifier d’ultime avant le verdict final.

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CONFORT & PERSONNALISATION

Je souhaite tout d’abord répondre aux questions les plus fréquemment posées depuis que j’ai partagé ma FAQ sur mon compte Instagram, et plus particulièrement en ce qui concerne la personnalisation du HUD. Oui, il est tout à fait possible de paramétrer et d’adapter intégralement l’interface selon vos préférences. Chaque élément est modulable : les particules, les effets de secousse de la caméra, les flous, la taille des sous-titres, ainsi que celle des icônes. Vous pouvez agir sur chacun de ces aspects, comme le montre le gameplay que j’ai capturé personnellement. Une jauge de réglage permet d’ajuster ces paramètres pour calibrer le jeu exactement à votre convenance. Cela ravira sans doute nombre d’entre vous, car il est vrai que lorsque l’écran est trop chargé d’effets, il peut être difficile de suivre l’action. Je le comprends parfaitement, mais pour ma part, je joue avec 100 % des particules et des effets activés, afin de profiter de l’expérience dans sa forme la plus intense et immersive. Par ailleurs, dans la section graphique, vous disposez également d’une liberté totale : il est possible de moduler la qualité des jeux de lumière, les reflets, la brume volumétrique, la météo, et bien d’autres éléments visuels. Pearl Abyss offre véritablement un contrôle quasi absolu sur vos paramètres, ce qui constitue un confort rare et appréciable pour les joueurs exigeants.

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Mais ce n’est pas tout. Les développeurs coréens ont pensé à votre confort et à votre immersion, au point que le jeu propose pas moins de cinq angles de vue distincts. Il suffit d’appuyer sur le pavé tactile pour passer instantanément d’une caméra à l’autre, sans avoir à naviguer dans un menu comme dans certains jeux (pensons, par exemple, à Resident Evil 9 Requiem). Vous pouvez ainsi éloigner la caméra pour contempler pleinement la magnificence des environnements et l’ampleur de cet open world, rapprocher les plans pour apprécier votre personnage en gros plan, ou adopter une vue subjective afin de vous immerger totalement dans l’action. Le passage entre ces différents angles se fait de manière fluide et instantanée, offrant un degré de personnalisation et d’immersion rarement atteint. Franchement, n’est-ce pas là un véritable luxe pour le joueur ?

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ORGANIQUE PYWEL

Lors de cette dernière session de jeu, d’une durée d’environ sept heures, j’ai eu l’opportunité de confirmer mes impressions initiales, nourries depuis mes premières expériences sur ce titre au fil des années. Il s’impose sans conteste comme l’open world le plus saisissant que j’aie eu l’occasion d’explorer depuis Red Dead Redemption 2. Je vous invite à contempler mes captures personnelles en 4K, qui révèlent la richesse visuelle exceptionnelle du jeu. Chaque élément du monde témoigne d’un soin extrême : la finesse des textures, la profusion de détails, la vitalité de la nature, les forêts foisonnantes d’animaux divers, et la densité impressionnante de PNJ dans les agglomérations urbaines. Mais ce qui frappe véritablement, c’est la distance d’affichage : un spectacle absolument édifiant. Les éléments lointains, qu’il s’agisse des arbres ou de la végétation, conservent un réalisme saisissant, parfaitement éclairés et entièrement modélisés en trois dimensions. On est loin des simples aplats de textures souvent utilisés pour économiser les ressources ; ici, chaque volume, chaque silhouette participe à la sensation d’immersion. L’animation environnementale s’étend de manière cohérente jusqu’à l’horizon, renforçant ce sentiment de monde vivant.

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À cette réussite technique s’ajoutent des effets atmosphériques remarquables : des nuages volumétriques, des particules intégrées à la lumière ambiante, et une gestion de l’éclairage qui sublime l’ensemble. Sur le plan de la direction artistique, il est certain que l’on peut adhérer ou non aux choix esthétiques, mais en termes de richesse, d’ampleur et d’ambition, ce monde surpasse incontestablement Red Dead 2, ce qui est compréhensible, compte-tenu des huit années qui séparent les deux titres. Toutefois, l’appréciation finale dépendra de ce que l’on en fera, et cela ne se mesurera qu’au moment du test complet. Tout ce qui se trouve au loin est véritablement accessible. Le continent de Pywel, vaste et tangible, se prête à l’exploration complète, y compris à dos de dragon. La gestion de la carte depuis les hauteurs est particulièrement remarquable, offrant une lisibilité et une fluidité rares. On note toutefois un procédé ingénieux des développeurs de Pearl Abyss : lors de la chute libre, des cubes noirs entourant le personnage permettent un rechargement discret du monde, garantissant ainsi la continuité de l’expérience sans rupture visuelle.

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Pywel se compose de cinq biomes distincts, chacun offrant des paysages naturels à la fois impressionnants et hostiles. L’exploration est vertigineuse ; la superficie totale du monde dépasse celle de Red Dead 2, et la verticalité y joue un rôle central. Le jeu introduit en effet des territoires flottants dans les airs, évoquant l’ingéniosité de The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom, ce qui contribue à une sensation de grandeur et d’émerveillement véritablement stupéfiante.En somme, cette preview finale confirme que Pywel n’est pas seulement vaste : il est cohérent, vivant et pensé pour être exploré dans ses moindres recoins. Le monde promet une expérience immersive d’une ambition rarement vue dans les open worlds contemporains.

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5 JEUX EN UN

Ce qui frappe immédiatement, c’est la cohérence visuelle de l’univers, ainsi que son caractère profondément organique. L’univers médiéval proposé par Crimson Desert combine des paysages d’une ampleur monumentale, une diversité de biomes remarquable, de vastes espaces intérieurs et des cités extrêmement denses, peuplées de PNJ qui vaquent à leurs occupations de manière autonome. Je n’ai pas testé le suivi de ces personnages pour vérifier s’ils bénéficient d’un niveau de détail comparable à celui de Red Dead Redemption 2, mais il semble que Pearl Abyss n’ait pas poussé cet aspect à la même extrême finesse que Rockstar Games. Sur le plan de la structure du monde, cette création m’évoque certains aspects de Dragon’s Dogma 2, tout en affichant une ambition encore plus vaste et un fonctionnement plus systémique. On y perçoit également une subtile réminiscence de The Legend of Zelda: Breath of the Wild, notamment dans la manière dont le monde interagit avec ses propres règles et éléments. Ainsi, une flèche s’embrase lorsqu’on l’approche d’un feu, certains éléments du décor peuvent être incendiés pour révéler des passages cachés, et l’eau peut être gelée afin de former des blocs de glace servant de plateformes. L’ensemble traduit une cohérence élémentaire et naturelle, où chaque interaction paraît légitime et logique.

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Pour apporter une précision, sur les 7 heures de jeu que j’ai explorées, seules quatre heures ont été enregistrées. Les trois heures restantes correspondaient à une partie avancée, dans laquelle les trois personnages jouables étaient débloqués, certaines montures — dont un dragon et un mécha nommé ATAG — accessibles, et l’arbre de compétences presque entièrement ouvert. L’ampleur du contenu est telle qu’elle donne véritablement le vertige. La question que beaucoup se posent est : comment une telle densité de contenu est-elle possible ? La réponse réside dans le moteur 3D maison de Pearl Abyss, le Black Space Engine, utilisé et perfectionné par le studio depuis plus de quinze ans. C’est grâce à ce moteur que le jeu parvient à offrir un rendu visuel impressionnant, une distance d’affichage exceptionnelle, ainsi qu’une gestion météorologique extrêmement crédible, incluant le cycle complet du jour et de la nuit. À ce propos, il est important de noter que Crimson Desert reprend le système de Dragon’s Dogma 2 pour les phases nocturnes : la nuit est intégralement plongée dans l’obscurité, où seule votre lanterne ou la lumière de la Lune permet de distinguer le décor. L’expérience est saisissante : en plein jour, avec des reflets et des lumières naturelles, la visibilité est totale, tandis qu’avec les volets fermés et un écran OLED, l’immersion devient quasi absolue. La pluie, elle aussi, est rendue avec un réalisme remarquable, contribuant à l’impression de se trouver dans un monde crédible et tangible, fidèle à l’époque médiévale.

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MELTING POT ou POT-POURRI ?

Mais l’univers de Pywel n’est pas le seul aspect impressionnant de Crimson Desert : son gameplay lui-même se révèle d’une richesse exceptionnelle, s’inspirant directement du système de Black Desert Online. Pour ceux d’entre nous qui ne sont pas familiers avec le MMORPG développé par Pearl Abyss, cette abondance de possibilités peut être déconcertante, tant le jeu offre de libertés et de mécaniques interconnectées. En revanche, pour les habitués de Black Desert Online, l’expérience ne réserve guère de surprises, même si elle conserve son originalité propre. Il est vrai que Crimson Desert peut être perçu comme un melting-pot vidéoludique : il emprunte à la fois aux univers d’Assassin’s Creed, du Witcher, de The Legend of Zelda: Breath of the Wild et Tears of the Kingdom, sans oublier l’épopée immersive de Red Dead Redemption 2. Exposé ainsi, le constat semble presque incroyable, voire écrasant ; et il est indéniable que le titre regorge de systèmes complexes, de mécaniques diverses et de subtilités stratégiques.

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Il convient donc de vous prévenir : maîtriser l’intégralité de ces arcanes demande un investissement considérable, tant en temps qu’en patience. Crimson Desert est un jeu exigeant, où l’on ne peut se contenter d’une approche superficielle. La taille du monde, déjà impressionnante, s’accompagne d’un panel de commandes foisonnant, qui ne facilite pas la prise en main. À tel point que, si vous interrompez votre progression pendant plusieurs semaines, il est fort probable que vous devrez reprendre certaines mécaniques à zéro. Pour être parfaitement honnête, après sept heures de jeu, je n’avais encore véritablement assimilé aucune des subtilités du gameplay, et ces sept heures ne constituaient même pas la fin du tutoriel implicite : le monde regorge de connaissances à acquérir et de stratégies à intégrer. Certes, j’avais déjà dépassé la première structure narrative relativement linéaire et pénétré dans l’open world complet, mais la richesse du jeu impose un engagement total. Le joueur qui souhaite réellement exploiter toutes ses potentialités doit accepter de s’y consacrer pleinement, avec patience et méthode.

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KLIFF HANGER

Kliff dispose véritablement d’une liberté d’action quasi totale, et sa progression s’opère de manière organique, via un arbre de compétences qui se déverrouille au fil de l’aventure. Il convient de souligner que Pearl Abyss insiste sur le fait que Crimson Desert s’inscrit dans le registre de l’action-aventure avec quelques éléments empruntés au RPG, mais qu’ils ne le considèrent pas comme un RPG à part entière. Contrairement aux conventions du genre, il n’existe pas de système de progression classique fondé sur l’acquisition d’expérience permettant d’améliorer directement les caractéristiques du personnage. Kliff évolue et assimile de nouvelles compétences au gré de ses rencontres et de ses expériences au sein de l’univers du jeu. Pour avoir examiné en détail l’ensemble des compétences que l’on peut débloquer, le résultat est tout simplement stupéfiant. Les développeurs ont intégré des mécaniques inspirées à la fois des jeux de combat et des jeux de catch, tout en y ajoutant des éléments magiques, et chaque personnage possède une approche de jeu radicalement différente. Cette richesse confère une profondeur stratégique impressionnante et une variété de gameplay rarement vue dans un même titre.

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En outre, Crimson Desert se distingue par sa prise en main singulière, dès l’instant où l’on aborde le mapping des touches. Il m’est arrivé à de nombreuses reprises de m’emmêler les pinceaux ou d’oublier les combinaisons nécessaires pour réaliser certaines manœuvres. Cette complexité est accentuée par le fait que le jeu laisse le joueur libre de ses choix et ne guide pas systématiquement ses actions. On peut se retrouver à errer dans l’univers pendant des heures, à tester des interactions ou à observer l’environnement pour progresser. Le jeu met donc l’accent sur la patience et la manière dont le joueur exploite les environnements qui l’entourent. On ressent également une dimension roleplay très forte, parfois poussée à l’extrême. À titre d’exemple, l’une des missions demande à Kliff de nettoyer une cheminée. Si le joueur ne se positionne pas correctement ou ne regarde pas dans la bonne direction, l’action échoue. Cette exigence souligne l’importance du système de focus, qui devient central et ne doit en aucun cas être négligé. Lorsque j’ai évoqué ce point avec les développeurs, leur réponse a été sans ambiguïté : il faut oublier les automatismes des autres jeux, car Crimson Desert se joue autrement. Cette approche pourra potentiellement diviser les joueurs. Non pas à cause de la qualité ou de la beauté du jeu, mais en raison de l’investissement requis pour en tirer pleinement parti. C’est un titre exigeant, demandant du temps, de la concentration et une véritable implication du joueur. Cependant, pour ceux qui s’y immergent pleinement, l’expérience devient extrêmement gratifiante, et le plaisir de jeu ne cesse de croître au fil des heures.

Crimson Desert


"I CAN SEE CLEARLY NOW, THE RAIN IS GONE..."

Pour conclure, il convient de revenir sur l’histoire et la narration, deux aspects qui suscitent régulièrement l’attention, voire l’inquiétude, des joueurs. Le jeu propose effectivement un récit solide, ponctué de moments clés que le studio a expressément demandé de ne pas divulguer afin de préserver l’expérience. Lors de ces sept heures de gameplay, nous n’avons pu qu’effleurer la surface de cette trame narrative, mais nous avons tout de même eu l’occasion de réaliser des missions représentatives, notamment celles centrées sur l’enquête autour de disparitions et du massacre de bétail. C’est au cours de ces séquences que l’on découvre la mécanique particulière de Kliff, qui peut se munir d’un casque spécifique permettant de revivre certains événements du passé. Durant cette session, j’ai également affronté un nombre conséquent d’ennemis et exploré une partie de l’open world. Néanmoins, dans le cadre d’une preview, où l’on tente d’assimiler un grand volume d’informations, il est évident que seul un parcours complet du jeu permettra de juger pleinement de la profondeur et de la qualité de son histoire. Quoi qu’il en soit, la trame existe bel et bien, et mes quelques images en attestent déjà.

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Voilà ce que je pouvais partager à propos de cette preview de 7 heures. Il reste encore énormément à découvrir et à accomplir dans Crimson Desert. Le jeu m’a été fourni avec un embargo fixé dans deux semaines, période durant laquelle je vais me consacrer entièrement à son exploration. À ce stade, le contenu de mes futures publications sera probablement plus restreint, car l’objectif est désormais de terminer le jeu pour vous proposer un verdict complet et argumenté. Rendez-vous donc le 18 mars à 23h pour le test final et la note attribuée à ce Crimson Desert.

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Notre degré d’attente


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Crimson Desert

Jeu : Action/RPG
Editeur : Pearl Abyss
Développeur : Pearl Abyss
19 Mar 2026

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