Parmi tous les épisodes de la saga Assassin's Creed que Ubisoft aurait pu choisir pour offrir une nouvelle version modernisée, le cas de Black Flag pouvait sembler surprenant au premier abord. Après tout, le jeu original fonctionne encore très bien aujourd’hui et n’avait pas forcément besoin d’être modernisé par une refonte complète. Même en 2026. Pourtant, lorsqu’on prend un peu de recul, ce choix apparaît finalement comme une évidence, puisque Assassin’s Creed IV reste l’un des épisodes les plus appréciés de toute la franchise, souvent cité par les joueurs comme le meilleur opus de la série, et surtout comme celui qui a réussi à proposer une aventure capable de dépasser largement le simple cadre de la guerre millénaire entre Assassins et Templiers. C’est aussi un épisode qui possède l’avantage de pouvoir être découvert sans avoir suivi l’ensemble de la chronologie de la saga. Son histoire de pirates, de conquêtes, de liberté et de désillusions fonctionne presque comme une aventure indépendante, portée par un personnage principal suffisamment charismatique pour captiver même les joueurs qui n’ont jamais réellement accroché aux intrigues modernes de la licence. Forcément, avec une telle réputation et des attentes aussi élevées, le défi était immense pour Ubisoft Singapore : comment moderniser Black Flag sans toucher à ce qui faisait son identité ? Avec Assassin’s Creed Black Flag Resynced, le studio fait le choix d’une approche plutôt intelligente. Plutôt que de repartir de zéro, cette nouvelle version conserve l’essentiel de l’expérience originale tout en cherchant à corriger certains défauts, à enrichir l’aventure et à profiter des capacités techniques des machines actuelles. Le résultat n’est pas parfait, mais il démontre une véritable volonté de respecter l’héritage du jeu de 2013 tout en lui offrir une seconde jeunesse.
DO NOT KEN THIS WAY
Pour les joueurs qui découvriraient aujourd’hui l’histoire d’Edward Kenway, la bonne nouvelle est que l’ADN de Black Flag reste totalement intact. L’aventure nous plonge toujours au cœur de l’Âge d’or de la piraterie, une période où les océans étaient parcourus par des capitaines cherchant richesse, gloire et liberté, et où les grandes puissances européennes tentaient encore d’imposer leur domination sur les Caraïbes. On y incarne Edward Kenway donc, un corsaire gallois animé par une ambition simple : accumuler suffisamment d’argent pour pouvoir offrir une vie confortable à son épouse restée au pays. Loin d’être présenté comme un héros idéaliste ou un Assassin convaincu dès les premières minutes, Edward est avant tout un homme guidé par son envie de réussite personnelle, prêt à prendre des risques considérables pour atteindre son objectif. Son destin bascule lorsqu’une bataille navale tourne mal et qu’il croise la route de Duncan Walpole, un Assassin ayant trahi son ordre. Après avoir affronté puis tué ce dernier, Edward découvre une opportunité qu’il ne peut pas refuser : prendre son identité afin de pénétrer dans les cercles templiers de La Havane et tenter d’en tirer profit. Évidemment, ce qui devait être une simple escroquerie destinée à récupérer quelques richesses va rapidement l’entraîner dans un conflit beaucoup plus vaste qu’il ne pouvait l’imaginer.
Même si la confrontation entre Assassins et Templiers existe toujours en toile de fond, elle n’est jamais véritablement le seul moteur du récit. Black Flag s’intéresse avant tout aux notions de liberté, de fraternité et aux contradictions d’un monde pirate où les hommes cherchent à vivre sans règles tout en finissant souvent prisonniers de leurs propres ambitions. C’est d’ailleurs ce qui rend Edward Kenway aussi intéressant encore aujourd’hui. Là où certains protagonistes de la série sont immédiatement définis par leur appartenance à un camp ou par une idéologie précise, Edward est un personnage beaucoup plus imparfait, dont l’évolution repose justement sur ses erreurs. Toujours brillamment interprété par Matt Ryan, il reste un homme attachant, capable de faire preuve d’une grande loyauté envers ses proches et son équipage, mais également aveuglé par son obsession pour l’argent et la reconnaissance. Le véritable intérêt du personnage vient du fait qu’il n’est jamais présenté comme quelqu’un qui comprend immédiatement la portée de ses choix. On peut même le trouver un peu benêt au début de l’aventure. Edward avance, accumule les richesses, profite de son statut de pirate et tente de convaincre les autres — mais surtout lui-même — que ses décisions sont justifiées. Le voir progressivement réaliser que cette quête permanente de fortune ne lui apporte finalement pas le bonheur qu’il espérait constitue encore aujourd’hui l’une des meilleures histoires racontées par Assassin’s Creed.
Comme dans les précédents épisodes, Ubisoft profite également de cette période historique pour intégrer plusieurs figures connues de la piraterie. Barbe Noire, Benjamin Hornigold et d’autres personnages ayant réellement existé croisent ainsi la route d’Edward, mais ils ne sont jamais réduits à de simples apparitions destinées à faire joli dans le décor. Leur écriture, leurs motivations et leurs relations avec le héros permettent au récit de gagner en profondeur. Cette nouvelle version conserve d’ailleurs la qualité d’écriture qui faisait la force de l’original, avec des dialogues supplémentaires suffisamment bien intégrés pour qu’il soit parfois difficile de savoir quelles scènes appartenaient déjà au jeu de 2013 et lesquelles ont été ajoutées pour Resynced. Ubisoft Singapore a visiblement fait attention à ne pas casser le rythme ou l’équilibre narratif de l’aventure. Parmi les ajouts figurent notamment plusieurs officiers de marine qu’il est possible de recruter afin de renforcer l’équipage du Jackdaw. Ces personnages bénéficient de leurs propres petites histoires et de missions dédiées qui permettent d’en apprendre davantage sur eux, même si leur principal défaut reste leur manque d’impact sur l’intrigue principale. Ils existent davantage comme des éléments supplémentaires de progression que comme de véritables membres du récit.
REMAKE OU REMASTER PLUS PLUS ?
Toutes les modifications ne fonctionnent toutefois pas avec la même efficacité. Le changement qui risque de diviser le plus concerne probablement la suppression des séquences modernes consacrées à Abstergo, remplacées ici par les Animus Rifts déjà introduites dans Assassin’s Creed Shadows. Ce choix peut se comprendre : les passages dans le présent ont toujours été parmi les éléments les plus controversés de la série, et certains joueurs apprécieront certainement que l’aventure se concentre davantage sur Edward et la piraterie. Pourtant, leur disparition enlève aussi une partie du rythme particulier de Black Flag. Ces moments permettaient de prendre du recul sur l’histoire vécue dans l’Animus et apportaient une respiration différente entre deux séquences en mer ou dans les villes des Caraïbes. Les nouvelles failles de l’Animus remplissent leur fonction, mais elles paraissent nettement moins inspirées et surtout moins mémorables. Elles ressemblent davantage à un ajout pensé pour connecter le jeu aux épisodes récents qu’à une véritable évolution naturelle de l’expérience.
Heureusement, ces changements ne suffisent jamais à effacer l’identité de Black Flag. Le cœur du jeu reste intact, et Resynced retrouve rapidement cette sensation particulière qui faisait son charme : celle d’être embarqué dans une grande aventure de pirates où l’exploration, les batailles navales et la découverte de nouveaux horizons occupent une place centrale. L’ajout d’un nouvel épilogue constitue également une excellente surprise. Sans chercher à réécrire l’histoire originale, cette conclusion supplémentaire vient apporter quelques réponses et refermer certaines portes laissées ouvertes par le jeu de 2013, tout en respectant parfaitement ce que Black Flag représentait.
GAMEPLAY MODERNISE, MAIS INEGAL AUSSI
Si Ubisoft Singapore a fait preuve de beaucoup de prudence concernant l’écriture et la structure générale de Black Flag, le studio s’est montré nettement plus ambitieux lorsqu’il a fallu toucher aux mécaniques de jeu. L’objectif était évidemment de rapprocher l’expérience des standards actuels de la franchise, notamment des épisodes sortis après le virage RPG d’Assassin’s Creed, mais cette volonté de modernisation n’aboutit pas toujours au résultat espéré. C’est particulièrement visible dans le système de combat, qui représente probablement le principal point de discussion autour de cette nouvelle version. Lors de notre première prise en main de Resynced, les affrontements donnaient déjà une impression mitigée, avec un rythme parfois étrange et une sensation de lourdeur qui contrastait avec la fluidité générale du jeu original. La version finale améliore légèrement la situation, mais certains problèmes restent présents, surtout lorsque l’on avance dans l’aventure et que les combats deviennent plus fréquents.
Le principal changement vient de la caméra, désormais beaucoup plus proche du personnage. Cette décision rapproche Resynced des Assassin’s Creed modernes, avec une perspective plus rapprochée censée rendre les affrontements plus immersifs et plus techniques. Là où Black Flag proposait autrefois une vision assez large permettant de surveiller facilement les adversaires autour de soi, cette nouvelle approche oblige davantage le joueur à observer les mouvements ennemis et à attendre le bon moment pour contre-attaquer. Sur le papier, l’idée fonctionne plutôt bien. Ubisoft cherche clairement à encourager un style de combat plus méthodique, où il ne suffit plus de foncer dans un groupe d’ennemis en enchaînant les attaques, mais où il faut apprendre à lire les ouvertures, identifier les faiblesses et profiter des occasions offertes par les adversaires.
Lorsque le système fonctionne correctement, les sensations sont même particulièrement réussies. Les affrontements retrouvent cette élégance propre aux anciens Assassin’s Creed, avec des duels qui ressemblent davantage à une chorégraphie qu’à de simples échanges de coups. Les animations sont toujours spectaculaires, les mouvements d’Edward restent extrêmement plaisants à regarder et certaines confrontations donnent véritablement l’impression de participer à une scène de film de pirates. Le problème, c’est que cette nouvelle approche révèle aussi rapidement ses limites. La caméra plus rapprochée devient parfois un véritable handicap, notamment lorsqu’un ennemi situé hors de notre champ de vision décide d’attaquer sans que l’on puisse réellement anticiper son mouvement. Certaines animations prennent également trop de temps à se terminer, ce qui donne parfois l’impression de subir les combats plutôt que de réellement les contrôler. La stratégie consistant à attendre patiemment une parade parfaite peut aussi devenir frustrante. Dans certains affrontements, il arrive de rester plusieurs secondes sans pouvoir agir efficacement, simplement parce qu’il faut attendre qu’un adversaire décide enfin d’ouvrir une fenêtre d’attaque. Ce n’est pas un système raté, loin de là, mais il paraît parfois moins naturel et moins fluide que celui proposé par le jeu original.
Autre regret : plusieurs possibilités offertes dans Black Flag disparaissent ou deviennent moins accessibles. Les lames secrètes, par exemple, ne peuvent plus être utilisées de la même manière durant les combats, tandis que certaines armes récupérées temporairement sur les ennemis perdent également leur utilité. Ces petits détails peuvent sembler anecdotiques, mais ils réduisent légèrement cette sensation de liberté qui rendait les affrontements originaux aussi amusants.
UNE INFILTRATION PLUS AGRÉABLE, UNE IA TOUJOURS DATÉE
Heureusement, si les combats divisent, l’infiltration bénéficie quant à elle d’améliorations bien plus convaincantes. Black Flag n’a jamais été considéré comme l’épisode le plus abouti de la série sur ce point, notamment à cause d’une intelligence artificielle parfois limitée et de missions d’infiltration qui pouvaient rapidement devenir frustrantes. Resynced apporte plusieurs ajustements qui rendent les approches discrètes beaucoup plus naturelles. L’ajout d’un véritable bouton permettant de s’accroupir est probablement l’une des modifications les plus simples, mais aussi l’une des plus efficaces. Cette petite nouveauté offre immédiatement davantage de contrôle au joueur et rend les déplacements beaucoup moins rigides. L’obtention plus rapide de la Dague-Corde, ou Rope Dart, change également beaucoup de choses. Cet outil, particulièrement apprécié par les fans de la série, permet d’éliminer discrètement certains ennemis à distance et ouvre de nouvelles possibilités lors des infiltrations. Le système reste évidemment limité par une intelligence artificielle qui n’a pas totalement été repensée. Les gardes ne deviennent pas soudainement beaucoup plus intelligents, mais les outils disponibles rendent les situations bien plus agréables à gérer. Même les fameuses missions de filature, souvent critiquées dans le jeu original, profitent de ces changements. Elles restent présentes, mais elles sont moins pénibles grâce à une approche plus souple : être repéré ne signifie plus forcément revenir immédiatement au dernier point de contrôle, ce qui évite une grande partie de la frustration ressentie en 2013.
A MI-PARKOUR
Le parkour de Black Flag reste fidèle à lui-même, vu qu’il possède toujours ce mélange étrange entre grande liberté et quelques maladresses techniques. Resynced ne transforme pas totalement le système, mais les améliorations générales rendent les déplacements plus agréables qu’autrefois. Au début, certaines animations peuvent sembler imprécises, notamment lorsqu’Edward doit enchaîner plusieurs actions rapidement. Il faut quelques heures pour comprendre les réactions du personnage et apprendre à anticiper ses mouvements. Une fois cette période d’adaptation passée, le résultat devient beaucoup plus satisfaisant. Courir sur les toits des villes des Caraïbes, grimper aux mâts des navires ou enchaîner les sauts entre plusieurs bâtiments procure toujours cette sensation particulière de liberté qui faisait partie de l’identité d’Assassin’s Creed. Les déplacements restent l’un des meilleurs moyens de profiter du monde ouvert, car ils encouragent naturellement l’exploration. Chaque ville, chaque île et chaque zone maritime deviennent des terrains de jeu où l’on cherche constamment un nouveau point d’intérêt à découvrir. Et c’est probablement là que Black Flag continue de surpasser certains épisodes plus récents de la franchise : son monde ouvert n’est pas gigantesque uniquement pour afficher une carte remplie de centaines d’activités. Il possède une vraie densité, une cohérence et une identité. Après plusieurs Assassin’s Creed modernes construits autour de cartes immenses nécessitant parfois plusieurs dizaines d’heures pour être parcourues, il est presque rafraîchissant de retrouver une aventure principale plus compacte, qui peut être terminée en une dizaine ou une quinzaine d’heures tout en proposant suffisamment de contenu secondaire pour prolonger naturellement l’expérience.
C’EST LA MER QUI PREND L’HOMME
Même avec toutes les améliorations apportées par Resynced, il existe une évidence qui reste inchangée : le véritable héros de Black Flag n’est pas uniquement Edward Kenway, c’est aussi son navire, le Jackdaw. Les joueurs qui n’appréciaient pas les batailles navales dans le jeu original risquent malheureusement de ne pas être convaincus par cette nouvelle version. Ubisoft n’a pas cherché à transformer complètement cette partie du gameplay. En revanche, pour tous ceux qui avaient adoré parcourir les Caraïbes à bord du Jackdaw, Resynced représente probablement la meilleure façon de redécouvrir cette expérience. Le travail réalisé sur l’ambiance sonore est impressionnant. Le navire semble désormais beaucoup plus vivant : le bois craque sous les mouvements de la coque, les vagues frappent avec davantage de puissance, le vent accompagne les longues traversées et les chants des marins renforcent encore cette impression de faire partie d’un véritable équipage.
Les conditions météorologiques participent également beaucoup à cette immersion. Traverser une mer agitée pendant une tempête ou naviguer sous un soleil éclatant procure une sensation de voyage beaucoup plus forte qu’auparavant. Les batailles navales profitent elles aussi de plusieurs ajustements, notamment grâce aux nouveaux officiers recrutables. Ces derniers ne servent pas uniquement de décoration : chacun apporte des capacités particulières capables de modifier légèrement la manière d’aborder les affrontements. Le résultat reste fidèle à ce qui faisait le succès du jeu original tout en donnant davantage de profondeur à un système qui était déjà considéré comme l’une des meilleures idées de la série.
L’un des grands mérites de Black Flag Resynced est de ne pas chercher à transformer son système de progression en quelque chose de plus complexe qu’il ne devrait l’être. À l’époque où la franchise s’est progressivement tournée vers des mécaniques RPG, avec des niveaux, des arbres de compétences et une multiplication des statistiques, il est presque agréable de retrouver une progression beaucoup plus lisible. Ici, Edward ne gagne pas de niveaux et ne passe pas son temps à remplacer son équipement toutes les heures pour obtenir une épée affichant quelques points de dégâts supplémentaires. Sa puissance repose principalement sur l’amélioration de son matériel et surtout sur l’évolution du Jackdaw. Cette approche paraît finalement beaucoup mieux adaptée à l’esprit du jeu. L’exploration sert directement votre progression : récupérer des ressources, découvrir de nouvelles zones et accomplir certaines activités permet d’améliorer progressivement le navire, d’augmenter sa résistance ou encore de renforcer son armement. Le système fonctionne parce qu’il reste simple sans être superficiel. Chaque amélioration a un véritable impact sur la manière de jouer, et chaque nouvelle capacité obtenue donne réellement l’impression de rendre Edward et son équipage plus puissants. Cette philosophie correspond parfaitement à ce que Black Flag cherche à raconter. On ne suit pas un personnage qui devient soudainement un guerrier surpuissant grâce à une accumulation artificielle de statistiques, mais un pirate qui construit petit à petit sa réputation, développe son navire et gagne sa place parmi les figures importantes de son époque.
UN MONSTRE TECHIQUE ?
S’il y a bien un domaine dans lequel Assassin’s Creed Black Flag Resynced impressionne immédiatement, c’est celui de la réalisation technique. Ubisoft Singapore ne s’est pas contenté d’augmenter la résolution ou d’ajouter quelques améliorations visuelles superficielles. Le studio a véritablement cherché à donner une nouvelle vie aux Caraïbes, tout en conservant la direction artistique qui faisait le charme du jeu original. Le résultat est particulièrement réussi. Les villes paraissent plus vivantes, les paysages gagnent en profondeur et les environnements marins profitent énormément des technologies actuelles. Les couleurs éclatantes des îles, les reflets du soleil sur l’eau et les détails des différents décors permettent de redécouvrir des lieux pourtant connus par cœur.
La principale évolution vient sans surprise du ray tracing, utilisé ici avec beaucoup d’efficacité. Les éclairages gagnent en réalisme, les ombres évoluent naturellement selon la position du soleil et les surfaces réfléchissantes profitent d’un rendu bien plus convaincant. Les effets lumineux sont particulièrement impressionnants lors des explorations sous-marines, où les rayons du soleil traversent l’eau avec une profondeur qui n’était tout simplement pas possible sur les machines de l’époque. Les rues des villes bénéficient également d’une ambiance différente selon l’heure de la journée, renforçant encore la sensation de voyager dans un véritable monde vivant. Il y a parfois une impression assez étrange en parcourant certaines zones : celle de voir enfin le jeu que Black Flag aurait peut-être pu devenir s’il avait été développé avec les technologies actuelles disponibles dès 2013.
Autrement, plusieurs options graphiques sont proposées afin de permettre aux joueurs de privilégier soit la fluidité, soit la qualité visuelle. Le mode Performance offre évidemment la meilleure réactivité, tandis que le mode Fidélité pousse davantage les effets graphiques. Personnellement, c’est le mode Équilibré qui semble offrir le meilleur compromis, notamment sur une PS5 classique. Avec ses 40 images par seconde, il permet de conserver une expérience fluide tout en profitant largement des améliorations visuelles apportées par le ray tracing.
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