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Test également disponible sur : X360

Test Alone in The Dark

La Note
11 20

Parfois, quelques lignes suffisent pour résumer un jeu et ce qu'on en pense. Pour Alone in the Dark, c'est différent, nous vous invitons vraiment à lire le test complet pour tenter de saisir au mieux le sentiment qu'il nous a inspiré. Tout n'y est pas parfait, mais globalement, il avait tout pour nous combler : réalisation correcte, très bonnes idées de gameplay, présentation innovante... Mais la jouabilité, approximative, lourde et pénible, ruine le plaisir que tout le reste nous laissait entrevoir. De quoi être déçu.


Les plus
  • Nombreuses manières de combattre
  • Présentation en épisodes vraiment efficace
  • Mise en scène dynamique
  • Réalisation réussie
  • Excellente bande-son
  • De bonnes idées...
Les moins
  • ...mal exploitées
  • Jouabilité complètement ratée
  • Gameplay lourdaud
  • Textures parfois simplistes
  • Un peu court


Le Test

Il était temps ! Après plus de quatre ans de développement, Alone in the Dark peut enfin voir la lumière du jour. Annoncé depuis plusieurs années, maintes fois repoussé, le rejeton des studios lyonnais Eden Games souhaite tirer un trait sur le passé et repartir sur de bonnes bases. Si l’intention est là et saluable, le résultat est malheureusement loin d’être convaincant. Chronique d’une – véritable – descente aux enfers.


Parfois, il arrive qu’on ne sache pas par où commencer. Ca peut être quand un jeu est tellement riche qu'on a du mal à trouver l'angle d'attaque (GTA, au hasard), mais aussi quand le sentiment qu'il laisse n'est pas clairement établi. C'est le cas de ce Alone in the Dark, un titre extrêmement attendu, bourré de qualités mais pourtant décevant. Le mieux est peut-être de faire un petit flashback pour comprendre la genèse. Si le titre vous dit quelque chose, c'est normal, puisqu'un jeu sorti en 1992 portait exactement le même. Et quel jeu ! Véritable précurseur, il est considéré comme le premier survival-horror, et par conséquent comme celui sans qui Resident Evil et tous ses descendants n'existeraient pas. Rien que ça. Autant dire que ces quatre mots portent avec eux un passé aussi glorieux que difficile à assumer. D'ailleurs, après un second épisode déjà moins marquant, la série n'a guère fait d'étincelles par la suite. Pourtant, Atari semble continuer de penser que la franchise mérite de perdurer, et a donc confié à Eden Studios le développement de ce cinquième volet. Si le héros porte le même nom, Edward Carnby, le reste n'entretient pas de véritable lien avec les épisodes précédents. Voilà donc sans doute pourquoi le choix a été fait de reprendre simplement le nom de base de la saga, sans numérotation ni sous-titre, même s'il fut surnommé Near Death Investigation pendant un temps.

 

Descente aux Enfers

 

Tout commence alors que notre héros, Edward Carnby, se réveille dans un lit. La vue est floue, il est groggy et ne comprend pas tout, mais deux hommes discutent à côté de lui. Il réalise alors rapidement qu'ils ne lui veulent pas que du bien, l'un d'eux l'escorte même sur le toit d'un immeuble, histoire d'en finir notre héros. Mais sur le chemin, une étrange crevasse longe les murs et englouti le bourreau, laissant à Edwars le temps de s'enfuir. A mesure que vous avancez, vous constatez que l'immeuble qui vous abrite est la cible d'une force surnaturelle qui le détruit petit à petit : il va falloir sortir de là, et vite... Voilà pour le scénario, difficile d'en dire plus sans risque de spoiler, mais sachez simplement qu'au début du jeu, vous ne vous souvenez pas de qui vous êtes et de ce que vous avez bien pu vivre avant votre réveil. Votre survie et le combat qui vous attend contre cette force mystérieuse s'accompagnent donc d'une quête d'identité. Dès le départ, on sent que les développeurs veulent nous plonger dans le jeu par tous les moyens possibles : ainsi lors de l'introduction que nous venons de décrire, vous pouvez orienter le regard et cligner des yeux sur pressant le stick droit afin de voir de façon plus nette. Pas d'images de synthèse ou de vidéo, tout est fait dans le moteur 3D du jeu pour ne créer aucune coupure. Et visuellement, ça commence franchement pas mal, on se dit qu'on va en prendre plein les yeux et que l'aventure qui nous attend semble bien excitante. Seulement il y a un problème, un gros problème.

 

Y a comme un hic

 

Aussitôt qu'on prend réellement le contrôle du personnage, l'enthousiasme commence à se mettre en berne. La vue principale, à la troisième personne, est celle qui donne la meilleure vision des décors et offre un point de vue cinématographique sur le jeu, les angles étant choisis pour installer une certaine atmosphère. On peut toutefois légèrement bouger la caméra avec le stick droit, mais sans jamais réellement en changer l'axe. Un choix qui peut paraître étrange à l'heure où les caméras libres, et efficaces, sont la norme, mais qui peut se justifier justement par cette envie des développeurs d'imposer au joueur une façon de voir les choses. Voir une pièce depuis un coin haut perché peut s'avérer bien plus flippant que vous laisser tournoyer la vue à votre guise : c'est d'ailleurs ce qui créait une bonne partie de la peur du premier Resident Evil. Seulement le problème ici, c'est que les changements de vue se montrent souvent mal venus et désorientent complètement. On a parfois bien du mal à diriger le héros simplement sans pester contre la vue. Il faut dire que le contrôle même du personnage n'aide pas... Très rigide, Edward se déplace avec une lourdeur effarante et sans aucun naturel. On peine à changer rapidement de direction, on a plus l'impression de contrôler un véhicule qu'un être humain ! Résultat : on est vite énervé par un système de contrôle qui semble dater d'un autre âge. Les plus optimistes verront ça comme un hommage au premier volet ou aux vieux jeux en général, mais le fait est que ça pénalise gravement le gameplay. Du coup, on se rabat souvent sur la vue alternative, subjective. Il est alors bien plus aisé de s'orienter exactement comme on veut de cette manière, mais on y perd quand même pas mal en ambiance. Et le jeu n'est pas pensé pour être un FPS à la base, du coup on n'en a pas la souplesse pour autant.

 

Previously in…

 

Et si j'avais du mal à trouver par où commencer pour parler d'Alone in the Dark, c'est que si cette jouabilité ratée, n'ayons pas peur du mot, énerve vraiment, le jeu est bourré de bonnes idées. Du coup, on est pris entre l'envie de mettre en avant cet aspect négatif très important et celle, malgré tout, d'aborder les aspects positifs. Et parmi eux figure la présentation inspirée des séries télé, destinée à rentre le jeu accessible à tout le monde. Evidemment, les puristes pesteront peut-être contre cette tendance à vouloir "casualiser", mais force est de constater que c'est très efficace. En effet, Alone in the Dark se présente comme une saison composée de huit épisodes. Chaque épisode peut prendre, selon son skill, entre trente minutes et une heure de jeu. Chacun se termine par un cliffhanger, autrement dit un élément scénaristique censé laisser le spectateur, pardon le joueur, en haleine, ainsi qu'un générique. Libre à vous, alors, soit de continuer directement, soit de reprendre l'aventure plus tard. Dans ce cas, on retrouve à chaque épisode un résumé en images des précédents. Ca paraît tout bête, mais quand on ne veut pas forcément passer une soirée entière devant sa console, c'est particulièrement utile et permet de se resituer immédiatement dans l'histoire. En outre, ce découpage pensé par les développeurs rend plus facile l'appréciation du jeu à petite dose. Car il est vrai qu'après tout, rien ne vous empêcherait d'arrêter vous-même de jouer quand ça vous chante pour reprendre la sauvegarde le lendemain. Sauf qu'ici, savoir que les pauses dans l'histoire ont été conçues pour maintenir le suspense s'avère plus motivant. Un peu comme si vous mettiez une saison complète de 24 bout à bout et décidiez vous-même où arrêter. Ce serait quand même nettement moins efficace qu'avec les coupures prévues par les scénaristes !

 

Chaque épisode [...] se termine par un cliffhanger, autrement dit un élément scénaristique censé laisser le spectateur, pardon le joueur, en haleine, ainsi qu'un générique."

 

Mais les développeurs ont allés plus loin encore. De la même manière que vous pouvez décider de regarder n'importe quel épisode d'une série, ici vous pouvez accéder au chapitre de votre choix. Chacun est même composé de plusieurs séquences qu'on peut également sauter. Le but, ici, n'est pas bien sûr pas tant de permettre de commencer le jeu par où l'on veut (aucun intérêt !) que de permettre aux joueurs bloqués de continuer malgré tout sans rester des heures au même endroit. Les plus expérimentés se feront donc un devoir de ne rien manquer (d'autant que quelques Succès en dépendent, évidemment), mais les autres seront sans doute ravis de pouvoir continuer leur route même si un passage leur paraît vraiment trop difficile. Une exception toutefois : le dernier épisode demande d'avoir fait certaines choses pour être terminé. Reste que cette présentation de l'aventure se montre vraiment intéressante et originale, même si hélas on se dit que huit épisodes, dans la mesure où aucun mode multijoueur ne peut venir prolonger le plaisir, ça fait un peu court. On peut boucler tout ça en plus ou moins huit heures selon son niveau. Ce système est en tous cas particulièrement adapté à une vente épisodique de contenu : de nouveaux épisodes pourraient être mis en vente sur le Xbox Live. On ne sait pas si c'est déjà prévu pour Alone in the Dark, mais le concept peut donner des idées à d'autres studios...

 

Façon MacGyver

 

Le gameplay du jeu mélange action et aventure. On doit donc combattre des monstres et franchir des passages de type plate-forme (escalade, sauts, pilotage de véhicules...) tout en venant à bout d'énigmes plus moins compliquées. Globalement, le dosage est bien fait et permet de maintenir un rythme intéressant. A l'exception toutefois d'un passage, lors d'un des derniers épisodes, qui se montre très répétitif et dont on se demande s'il n'a pas été mis là pour prolonger la durée de vie artificiellement. Cependant, l'intérêt est très inégal. Dans le cas de l'action, la jouabilité très approximative peut rendre certains moments particulièrement agaçants. On pense ainsi aux moments nécessitant de porter des objets. Le stick droit sert alors à orienter l'objet, ce qui permet aussi du coup de frapper avec lors des combats, mais du coup on perd le peu de contrôle qu'on avait sur la caméra. Ca complique les choses, puisque dans ces cas là, la vue FPS n'est pas accessible. Les combats laissent aussi perplexes. D'un côté, on apprécie vraiment les nombreuses façons de faire du mal à ses adversaires. On peut utiliser son flingue, les objets trouvés sur le terrain  mais aussi s'amuser à explorer son inventaire et faire des combinaisons. On peut, entre autres, jeter une bouteille d'essence et tirer dessus en plein vol pour la faire exploser, combiner un mouchoir et la même bouteille pour fabriquer un cocktail Molotov, ou encore y ajouter de l'adhésif pour que l'ensemble puisse coller sur un mur. Vous avez un spray et un briquet sur vous ? Fabriquez-vous donc un petit lance-flamme d'appoint ! En versant de l'essence sur vos munitions, vous créez alors des balles incendiaires, très efficaces. Les possibilités sont nombreuses et cet aspect du jeu s'avère vraiment très réussi.

 

Hélas, non seulement l'obligation de brûler vos ennemis pour les tuer définitivement (ils se relèvent, sinon) devient vite pénible, mais la lourdeur de la jouabilité revient nous gâcher le plaisir."

 

Hélas, non seulement l'obligation de brûler vos ennemis pour les tuer définitivement (ils se relèvent, sinon) devient vite pénible, mais la lourdeur de la jouabilité revient nous gâcher le plaisir. Dans le feu de l'action, accéder à son inventaire est dangereux, car le jeu se ne met pas en pause et vous laisse donc exposé aux attaques. Et une fois dedans, arriver à y faire rapidement ce qu'on veut (choisir tel item, associer à tel autre, s'équiper etc.) n'est pas chose facile. Car au lieu d'un menu ergonomique, on a droit à une vue de la veste du héros. Une bonne idée à la base, censée nous laisser dans l'ambiance, mais au final pas très pratique, même si des raccourcis permettent de limiter la casse. Même chose pour se soigner, on parcourt alors son corps en 3D pour appliquer du spray sur ses blessures : c'est joli, mais dans l'urgence, ça montre vite ses limites. En fait, Alone in the Dark est bourré de bonnes idées, mais plombé par autant de problèmes d'ergonomie. A mettre aussi au crédit du jeu, son sens de la mise en scène. Car il faut bien le dire, certaines séquences sont franchement réussies comme l'escalade d'une falaise alors qu'un hélicoptère s'apprête à vous tomber dessus ou la course en voiture suivant la fuite de l'hôtel au début. Dans ces moments là, on oublie les problèmes du jeu pour se laisser bluffer par son ambiance et son côté « blockbuster » très réussi. D'ailleurs, visuellement il y a peu de choses à redire. Certes, certains passages sont plus en retrait, mais globalement c'est vraiment très beau, notamment les visages des personnages. La bande-son ne démérite pas, puisque non seulement le doublage français sonne juste, mais les musiques, épiques tout en restant assez discrètes pour ne pas saouler, mettent bien dans l'ambiance.

 

Tout ça pour ça

 

Si le début de ce test a été difficile à trouver, la conclusion paraît, elle, beaucoup plus évidente. Car même si on sait que les gars d'Eden ont bossé dur pendant quatre ans avec les meilleures intentions du monde, même si le jeu est bourré d'idées intéressantes, même si sa présentation en épisodes se montre très efficace... la jouabilité ratée gâche tout. On aimerait vraiment vous dire de foncer l'acheter, on aimerait pouvoir lui mettre une super note, Alone in the Dark ne manque vraiment pas de charme mais on ne peut pas faire abstraction de la base de tout jeu réussi : sa prise en mains. Les moins exigeants arriveront peut-être à passer outre, et si vous avez l'occasion de vous faire prêter le jeu, vous rateriez quand même quelque chose en n'y jouant pas. Mais reste qu'à 70 €, et même si on oublie sa durée de vie un peu légère (encore une fois, il n'y a que du solo), se retrouver avec un produit aussi peu maniable ne peut que décevoir. Et là, on se pose vraiment la question de savoir comment ça a pu arriver. Comment un jeu qui dispose d'autant d'atouts et qui a mis quatre ans à sortir peut se voir plombé de cette manière dans la dernière ligne droite ? Comment un tel problème n'a pu être détecté pendant tout ce temps ? Bêta-testing bâclé ? Pression de l'éditeur sur le studio pour boucler le bébé sans laisser le temps, et/ou le budget, de revoir cet aspect ? Le sentiment qui demeure à l'issue de ce test, c'est la colère. La colère de voir un titre qui aurait pu être tellement bon  gâché aussi bêtement. Quand un jeu est vraiment mauvais, jouable ou pas, on s'en fout, on zappe, on passe au suivant et basta. Là, impossible de ne pas s'interroger, impossible de remettre en cause le talent de ses développeurs qu'on sait doués et motivés. On reste donc sur une question qui risque de ne jamais trouver de réponse. A qui la faute ?






Jérôme Capon

le lundi 23 juin 2008
12:30




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Derniers commentaires
Par barbapapa le Jeudi 19 Mai 2011, 20:55
de grands moments de prises de tetes et d'ennui mortels !! c'est vraiment dommage , car alone in the dark pourrait etre un chef d'oeuvre : un scénario inventif , une ambiance magistrale , un héos charismatique et de bonne idées installés ici et la . pourquoi tous ces petits problemes subsistent tout au long du jeu , que s'est il passé . c'est vraiment dommage car le jeu a un potentiel incroyable qui lui file entre les doigts !!

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Par clk47 le Vendredi 22 Octobre 2010, 12:19

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à jérome et phenos.
alors ça c'est un échange! qui d'ailleurs est resté très cordial et c'est rare.
Afin d'illustrer vos propos, je confirme que les notes attribuées par les testeurs n'influencent en rien mes décisions d'achat de jeux. Je préfère lire les tests dans leur totalité et je crois que la majorité des gens fait de même. Du moins je l'espère. De plus un autre critère que je prend en compte pour mes choix est le bouche à oreille. Je questionne mon entourage (amis, famille, collègues etc...) qui on fait l'acquisition du jeu qui m'intéresse. De ce fait je n'achète que très rarement les jeux dès leur sortie. Je préfère attendre quelques mois pour que les avis se forgent. Je ne parle pas des pré-commandes! Acheter un produit qui n'est pas encore sorti me semble plutôt risqué! Donc je m'abstiens sauf pour les licences dont je suis fan et qui ne m'ont jamais déçu. Voilà mon comportement de consommateur de produit vidéoludique.


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Par Devil-angel-13 le Vendredi 22 Octobre 2010, 11:28

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Ce jeu a beaucoup de points positifs mais aussi beaucoup de points négatifs.
Graphiquement c'est superbe, l'ambaince est là, la mise en scène est impeccable, la durée de vie trés honnète, un jeu qui m'a tenu en haleine pendant un long moment.
Par contre la maniabilié du personnage laisse franchement a désirer, le personnage est vraiment lourd, l'inventaire dans la veste est une bonne idée mais pas asez exploitée, la vue FPS est clairement simpliste, et parfois on est obligé de l'utilisé.
J'ai quand même passé un agréable moment en jouant à Alone in the Dark, en enlevant tous ces petits points négatifs le jeu aurait été une franche réussite, mais cela reste un trés bon jeu pour moi que je conseil.


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Par denger67 le Jeudi 10 Juillet 2008, 16:16

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j attendai mieux de la part de ce nouvel opus :(

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Par Phenos le Dimanche 29 Juin 2008, 20:49

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Jerome a écrit:Eh eh, content qu'on soit pas fâché, après le pavé que j'ai pondu j'avais peur d'avoir eu l'air un peu agressif alors que c'était pas du tout le but :)

Finalement, je pense qu'on en revient à la conclusion que la note, il faut passer outre. Que si on se base juste sur un chiffre pour faire son choix, et qu'on est déçu après, on ne peut s'en prendre qu'à soi même. Quel que soit ce que j'achète, surtout quand ça atteint un certain prix (et 70 € c'est un certain prix, les jeux sont hélas horriblement chers :x ), il est de ma responsabilité de me renseigner avant. Je prends typiquement le cas MGS4 : si je ne me fie qu'à la note, que ce soit sur JA ou ailleurs, je l'achète direct. Si je pousse en lisant vraiment les textes, au contraire, je me dis que c'est vraiment pas fait pour moi. Et ça marche à l'envers, un test d'un jeu à 10, 11 ou 12 peut me donner envie d'acheter le jeu si les infos données dedans sont celles qui me plaisent. Je pense justement à certains jeux classés casual ou des puzzle-games qu'on a souvent tendance, je trouve, à sous-noter (parce que bizarrement ça passe moins bien de mettre 18 ou 19 à un puzzle-game génial auquel on jouera encore dans 2 ans qu'à un blockbuster d'action/infiltration qui a coûté des millions et balance les cinématiques par dizaines :roll:)


Mais non, mais non, je ne suis pas faché contre ce genre de choses, il m'en faut plus ^^, et d'ailleurs, mon premier message n'était pas non plus des plus doux ;).

Sinon bah on se rejoint effectivement, la note ne fait pas tout, même si pour moi, elle représente une part non négligeable d'influence sur le lecteur! Bon, sinon j'avoue ne pas être un grand fan de puzzle game, ça reste un jeu pour moi de "seconde zone" fun, mais sur lequel je ne passerais pas des heures...
Même si je trouve cette note comme même peu élevée, effectivement, mais je crois qu'on s'est bien expliqué ;) (ha oui désolé pour le pavé ^^)


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Par Indiana33 le Dimanche 29 Juin 2008, 14:07

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Je dois dire que je m'attendais a une note un peu plus élevée :?

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Par Jerome le Dimanche 29 Juin 2008, 13:59

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Eh eh, content qu'on soit pas fâché, après le pavé que j'ai pondu j'avais peur d'avoir eu l'air un peu agressif alors que c'était pas du tout le but :)

Finalement, je pense qu'on en revient à la conclusion que la note, il faut passer outre. Que si on se base juste sur un chiffre pour faire son choix, et qu'on est déçu après, on ne peut s'en prendre qu'à soi même. Quel que soit ce que j'achète, surtout quand ça atteint un certain prix (et 70 € c'est un certain prix, les jeux sont hélas horriblement chers :x ), il est de ma responsabilité de me renseigner avant. Je prends typiquement le cas MGS4 : si je ne me fie qu'à la note, que ce soit sur JA ou ailleurs, je l'achète direct. Si je pousse en lisant vraiment les textes, au contraire, je me dis que c'est vraiment pas fait pour moi. Et ça marche à l'envers, un test d'un jeu à 10, 11 ou 12 peut me donner envie d'acheter le jeu si les infos données dedans sont celles qui me plaisent. Je pense justement à certains jeux classés casual ou des puzzle-games qu'on a souvent tendance, je trouve, à sous-noter (parce que bizarrement ça passe moins bien de mettre 18 ou 19 à un puzzle-game génial auquel on jouera encore dans 2 ans qu'à un blockbuster d'action/infiltration qui a coûté des millions et balance les cinématiques par dizaines :roll:)


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Par Phenos le Dimanche 29 Juin 2008, 2:27

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Tout d'abord je te remercie de m'avoir répondu. Ensuite j'aimerais développer ce pourquoi j'ai critiqué ton test et par la même occasion te répondre:

La jouabilité. Certes c'est un gros problème dans Alone in the Dark, mais ce qu'il faut savoir, c'est que dans la série, notamment le deuxième et troisième opus, les Alone ont cette réputation d'être hyper rigide. Ca a été LE point faible de la série. Regarde la qualité des opus précédents, le premier par exemple, que tu sembles connaitre si bien! Il avait été acclamé par la critique en son temps. La jouabilité était pourtant lourde. Aujourd'hui, on se retrouve avec une "mauvaise" jouabilité, tout autant que l'était celle du premier opus en son temps, et on lynche le jeu. Il y a plein de jeux avec une excellente jouabilité, une souplesse qui sont dans leur globalité moyen; le dernier en date, d'après les joueurs, Assassin's Creed qui est sujet à critiques (que j'ai adoré entres autres, tout comme la presse il semblerait...) ou encore pour ma part Unreal Turnament que j'ai trouvé ignoble, même si sa maniabilité est très bonne (on peut aussi rajouter Halo 3 si tu le souhaites ^^... Les deux premiers je les garde, pardon mais c'est trop bon. Enfin bref.). Le problème est que ton seul argument (mis à part les bugs, mais dans le jeu ils semblent assez rares... A part au début lors d'une cinématique, une cape qui se balade et quelques monstres dans les murs) pour dire que le jeu est très moyen c'est : la jouabilité. L'ambiance est là (même si ça fait pas assez peur pour certains), le scénario aussi (même si c'est apparemment trop classique), la liberté de même, et la beauté n'est pas en reste. Ou pour prendre encore un exemple, Gothic 3. Jouabilité très moyenne (surtout le gameplay en fait) bugs nombreux et pourtant 500 000 fans outre-Rhin (pour un RPG c'est pas mal du tout, même si ça parait peu par rapport aux 3 millions d'actualité de MGS4). Un jeu peut-être bon sans avoir une jouabilité extraordinaire.

Le plat n'est pas réchauffé, il n'est pas brulé, il est composé d'aliments savoureux... Pas assez à point, par rapport à ce que l'on attendait, peut-être. Et je crois que c'est là le problème d'Alone in the Dark: ils nous ont fait saliver, trop saliver, et on attendait un hit en puissance, il en sort un jeu à mi-chemin entre le bon et le moyen. C'est une déception, certainement, mais pas un mauvais jeu, pas un jeu qui mérite un 11 (oui et j'insiste; les explications suivent).

Le test est fait pour donner un aperçu du jeu, à travers les yeux du journaliste. Le problème est qu'il faut un minimum d'objectivité dans ce genre de tests, car c'est avant tout le jeu que l'on évalue. L'avis du testeur influence le lecteur, qui se fait une idée sur le jeu. La note représente tout cela, comme tu l'as si bien dit, résumé à l'extrême. Or, quand tu mets un 11, c'est le jeu vu par toi que tu notes. Le problème des testeurs, pas seulement toi, c'est qu'ils notent souvent le jeu à chaud: un jeu décevant deviendra mauvais alors qu'il peut-être bon, comme un jeu bon peut devenir excellent si les premières heures sont de bonne qualité en global. Le lecteur, avant de lire, regarde la note (ce que j'ai d'ailleurs fait... J'ai regardé ta note, et tellement énervé par cette conclusion et ces moins qui semblent faits à l'arrache, que j'ai posté sans avoir lu le test, ce que j'ai fait après le post. Je me disais: Alone in the Dark est critiqué par la presse, mais JA saura voir le jeu à sa juste valeur.), ou s'il suit le texte, lira la note en dernier, ce qui influencera encore plus son post... S'il poste sur le fo. Bref le lecteur est influencé d'une manière ou d'une autre, à un instant différent, mais c'est toi et tout les testeurs qui ont ce pouvoir de tuer un jeu ou de l'élever dans les hautes sphères (pour les extrèmes). Cette influence, vous avez toujours tendance à la prendre à la légère et cette légereté est justifiée d'une manière quelconque, et d'ailleurs peu importe la manière. Ce qu'il importe, est que malgré que cette note soit subjective, il faut qu'elle soit mûrie et non mise à chaud, et que malgré un important taux de subjectivité, il faut qu'elle reflète, résumée à l'extrème, le jeu. Et par rapport à ton test, la note ne reflète pas ce que tu as mis aupravant (l'histoire des bons points et des mauvais points était bien entendu très caricatural, mais c'est ce que je voulais exprimer par là)
D'après moi, d'après nombre de lecteurs (même si ici c'est le cas contraire, sur tous les autres forums, très peu de joueurs disent que le jeu est mauvais. Beaucoup de joueurs ont apprécié), le jeu ne mérite pas 11. Le premier tri permet au joueur de classer le jeu, il est donc important, et ce tri se fait par la note. Quand tu vois "11", tu ne vois plus les bons points du même oeil que avec un"15"...
Se forger son opinion avec ses critères, c'est toujours difficile quand on sait que dans chaque test il y a une part importante de subjectivité, et que l'on peut s'étaler sur tout le long.

Je respecte ton choix, j'avoue que sur le coup ça m'a offusqué, vraiment. Pour moi Le Monde de Narnia 2 ne mérite sans aucun doute pas un 13, car il est en dessous sur tous les niveaux d'Alone in the Dark (à part peut-être la jouabilité ^^), mais ça n'est qu'un avis. Déjà que j'ai du mal à accrocher à l'univers des livres, je ne vous parle pas du jeu adapté du film adapté du livre ^^.


Pour finir le paragraphe casual ^^. Allez Phenos, courage, presque terminé (je déteste laisser les choses inachevées :roll:)!

Quand j'achète un jeu, je me fiche qu'il soit Hardcore ou pas, contrairement à certains joueurs, pour moi ça n'est pas une marque de qualité, dire qu'un jeu est soi-disant "hardcore". Je prends pour exemple le dernier Turok, ou Doom 3, pour ceux que j'ai maintenant en tête, qui sont ratés et "hardcore". D'ailleurs quoi d'autre que de plus pitoyable qu'un joueur qui se la pète en disant: "J'ai fini le dernier Turok en difficile" (oui j'ai une dent contre ce jeu...).
Les jeux casual, je suis vraiment désolé mais c'est ça, ont tendance à être des jeux cons (pas les joueurs, hein ^^). Alors il y a les exceptions comme tous les jeux Nintendo ou Sega, et quelques bons titres de temps en temps. Les jeux Casual, sont souvent synonymes de faibles coûts de production, car la prog est plus facile sur Wii que sur PS3, parce qu'on n'a pas besoin d'acheter l'Unreal Engine pour la Wii, parce que c'est des jeux pour joueur occasionnel et on n'a pas besoin d'avoir un gameplay poussé. Mais la plupart du temps, on se fout totalement de la tête de l'acheteur, car non seulement on a des faibles coûts, mais en plus on essaye de les baisser toujours plus, pour un maximum de rentabilité (la Wii est la seule console où un constructeur gagne de l'argent en faisant des bénéfices sur les ventes). Pour prendre un exemple Cooking Mama, sur DS, qui ne nous apprend absolument rien en cuisine, juste à remuer frénétiquement un stylet. Dans la tête des développeurs et éditeurs, créer un jeu casual c'est ne pas se fouler. Moi qui suit un grand fan des Elder Scroll, ait été complétement désabusé par Oblivion, qui voulait, et Bethesda l'a clairement dit, une ouverture vers un public plus large (pour soi-disant toucher les joueurs plus jeunes, je suis bien jeune moi aussi ^^, un public qui jouent moins, et qui ont une console= plus grande facilité, téléportations, ouverture playstation, paysages plus anodins). Oblivion c'est une ambiance à la disneyland, un levelling pitoyable, une quête principale qui ne tient pas la route, une mauvaise gestion de la classe d'archers (enfin ça, ça existe depuis un bout de tps dans la série).
Quand je voulais dire "Casual", c'est cette majorité de jeux Wii et DS ratés, à faible coût, qui se disent révolutionnaires (Comment se rendre ridicule dans son salon? Achetez Wii fit!) et qui veulent un macximum de rentabilité.

Dans Alone in the Dark, ce côté Casual ne fait pas de mal, car au lieu de plomber le jeu il l'enrichit, il a bien été pensé pour le jeu et attire un nouveau public vers ce type de licence. Sur ce point, c'est un exemple parfait.

Au passage, j'aimerais remercie l'équipe de ce bon site, et te remercier toi, car c'est bien rare les journalistes qui lisent les commentaires et qui y répondent en argumentant ;).
Sur ce bonne nuit, il se fait très tard ^^


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Par Jerome le Samedi 28 Juin 2008, 13:42

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Merde, ça se voit tant que ça ^^

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Par neolei13 le Samedi 28 Juin 2008, 10:59

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Jerome a écrit:Libre à toi de penser ce que tu veux.
Reste que oui, mal noter un jeu parce qu'il est injouable, c'est totalement normal. La jouabilité, c'est la base même d'un jeu vidéo. Imaginons deux secondes un Street Fighter 2 injouable : aurait-il eu le même impact ? Absolument pas. Ce qui ne veut pas dire qu'une jouabilité imparfaite n'est pas tolérable. Le problème de Alone, c'est qu'elle est bien plus qu'imparfaite. Après libre à chacun d'avoir ses critères, après tout on peut apprécier un jeu mal foutu pour plein de raisons. Beaucoup de gens trouvaient Crackdown pas terrible, moi je suis un fan, mais je ne nie pas pour autant la sincérité des tests qui ont été publiés. Reste qu'un test doit être fait pour la majorité, et qu'en l'occurrence, la prise en main très limite du jeu le rend juste moyen pour le commun des mortels. Quant à la difficulté, le problème est qu'elle provient pour l'essentiel de cette jouabilité foirée, mais aussi de bugs ou autres erreurs de gameplay, j'avoue ne pas avoir assez insisté là dessus dans le test, mea culpa.

Je souhaite aussi ajouter qu'on ne mesure vraiment pas la qualité d'un jeu à la quantité de points forts comparées à celle de point faible. Simplement parce qu'un seul point faible peut revêtir bien plus d'importance que 5 points forts. En l'occurrence, c'est ce que je dis dans le texte, la jouabilité est la principale faiblesse du jeu. Or, c'est un point crucial dans un jeu vidéo. Imaginez un bon petit plat, bien présenté mais beaucoup trop cuit : ah oui, il y a plein d'ingrédients délicieux, c'est joli à regarder mais si c'est cramé, difficile de trouver ça excellent. C'est un peu la même chose ici, Alone in the dark est bourré de bonnes idées, mais il passe à côté de l'essentiel. Or, à titre perso, j'estime difficilement pouvoir recommander à quelqu'un d'investir 70 euros dans un jeu plus énervant qu'amusant en raison d'une prise en main totalement ratée. Ce qui n'empêche pas, encore une fois, que des joueurs puissent s'éclater dessus. Perso, j'ai été un grand fan de True Crime, et Dieu si le jeu s'est fait allumer partout à l'époque... On a tous nos petits caprices, nos coups de coeur parfois inexplicables, de même qu'on peut tous être insensibles à des jeux pourtant a priori très bons. Moi, Halo, ça ne m'a jamais particulièrement excité. Je comprends pourtant que la plupart des joueurs s'éclatent dessus et que dans l'ensemble, les tests soient assez élogieux.

Je tiens vraiment à le dire quelque chose, et ça ne t'es pas spécialement adressé (même si tu sembles avoir lu le texte pour comprendre que je n'ai pas beaucoup joué, car évidemment j'ai mis le jeu 2 minutes dans ma console et je suis vite sorti faire la fête au lieu de perdre mon temps à jouer au jeu qu'on me paie pour tester, désolé Maxime je suis démasqué, enfin !). La note n'est qu'une information très limitée et sans grande valeur si on ne lit pas le texte qui va avec. Le problème, c'est que la note n'est qu'un résumé à l'extrême de l'avis d'un testeur, mais certainement pas un résumé du jeu. Un jeu, c'est bien plus que ça. En lisant le texte, à vous de voir si l'univers du jeu vous branche, si les qualités énoncées sont celles que vous recherchez en priorité, si les défauts cités ont de l'importance pour vous ou pas. Le testeur fait 50% du boulot. Les 50% restants, ce sont les lecteurs qui doivent les faire en utilisant les infos données pour les juger selon leurs propres critères. Dans un test, on va vous dire que le scénario est pourri ? Si vous vous foutez royalement de l'histoire, alors oubliez ça, ça ne vous concerne pas. On vous dit que c'est trop court ? Si à titre perso, vous jugez que 8 heures ça vous suffit, alors ne prenez pas ça en compte. C'est aussi pourquoi comparer deux jeux strictement par leur note ne veut rien dire. Deux jeux qui ont 16/20, ça ne veut pas dire qu'ils sont aussi bien l'un que l'autre. Ca veut juste dire que dans une certaine mesure, ils ont atteint un certain niveau de qualité très proche, mais après c'est à vous de voir lequel vous préférez en fonction de ce qui est décrit dans le texte. Sur les deux, à vous de voir si c'est celui qui se passe dans le futur ou la Seconde Guerre mondiale qui vous branche le plus, celui qui est linéaire et ultra scripté ou celui qui est totalement ouvert.

Bref, ne prenez pas les notes pour argent comptant, elles permettent de faire un premier tri, certes, mais c'est en lisant le texte et en confrontant les arguments avancés à vos propres critères de choix que vous vous ferez votre propre opinion.

Et si Narnia a 13, c'est parce que pour un jeu très grand public adapté d'un film censé être accessible aux plus jeunes, il est franchement sympathique. Moins ambitieux que Alone in the Dark, mais du coup plus réussi. Alone avait le potentiel d'un très grand jeu, mais est passé à côté. Après si tu as adoré malgré le fait qu'il ne soit pas maniable, tant mieux, tu n'es sans doute pas le seul et c'est ton droit, mais respecte des avis différents sans forcément remettre en cause le professionnalisme de ceux qui les défendent (pour être franc, si je m'étais vraiment contenté de regarder l'intro et le menu d'options, je ne prendrais même pas la peine de répondre, je ferais profil bas ;-))

Et quand même une dernière chose : j'en ai marre qu'on fasse cette distinction ignoble entre "casual pour les cons, les jeux super hardcore pour les vrais joueurs, les gens bien". Il en faut pour tous les goûts, c'est tant mieux sur le jeu vidéo s'ouvre un peu. Un jeu casual n'est pas plus mauvais qu'un autre, il s'adresse juste à un public différent, pas plus con, juste différent. D'ailleurs, tu pourras noter que la construction de Alone in the Dark est justement faite pour séduire le public casual : ça n'en fait pas pour autant un mauvais jeu à tes yeux...


Toi, t'as passé une mauvaise soirée :lol:


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Alone in The Dark

Jeu : Survival Horror
Editeur : Atari
Développeur : Eden Games
20 Juin 2008

20 Juin 2008

20 Juin 2008

20 Juin 2008

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