Cette ambition de faire aussi bien que les flagships en étant deux moins cher, on la retrouve dès l’unboxing du produit. Avec le modèle 16 Pro+, realme s’est associé avec le designer japonais Naoto Fukasawa qui a opté pour un dos en silicone organique soft touch, baptisé Urban Wild Design et fabriqué à partir de paille végétale renouvelable. Au-delà de conférer à l’appareil une certaine élégance, c’est le toucher qui provoque des sensations uniques. C’est non seulement très agréable, avec ce côté légèrement velouté, mais surtout, ça change radicalement des dos en verre classiques froids, qu’on apprécie aussi, mais là pour le coup, ça change radicalement le rapport. De plus, cette matière a l’avantage de ne pas laisser les traces de doigts, de ne pas glisser non plus et semble résister aux rayures, même si son vieillissement sur plusieurs années reste à confirmer. Il existe évidemment plusieurs coloris associés à ce look de paille végétale et pour que l’illusion soit parfaite, on vous conseille d’opter pour le coloris beige qui donne l’impression de caresser du blé dans un champ en Normandie. Oui, j’aime en faire un peu trop. Toujours est-il qu’avec ce revêtement atypique, le module photo a cette particularité de ne pas être une excroissance qui a été greffée comme tous les smartphones d’aujourd’hui. Cela dit, realme a conscience aussi que ce choix esthétique ne plaira pas à tout le monde et c’est sans doute la raison pour laquelle le modèle 16 Pro arbore un look plus proche de ce qui se fait sur le marché. Dos en verre poli, contour plus géométrique, et module photo protubérant, on est dans la tendance actuelle et à vrai dire, c’est un design qui nous plait tout autant.
AUTONOMIE : LE VRAI GAME CHANGER
Par contre, s’il y a un point permet aux realme 16 Pro et 16 Pro+ de se distinguer et qui est par conséquent un véritable argument de vente, c’est son autonomie. Sa batterie de 7 000 mAh (pour le 16 Pro+) celle de 6 500 mAh (pour le 16 Pro) change complètement la façon dont on utilise son smartphone, puisque c’est une charge mentale en moins. Plus besoin de regarder le pourcentage de batterie toutes les deux heures, les 16 Pro et 16 Pro+ sont capables de tenir 2 jours sans souci, même en usage classique. Regarder YouTube, écouter de la musique, scroller sur les réseaux sociaux, faire du WhatApp, des photos et bien sûr des vidéos, tout cela peut se faire en 48h facile sans aucune charge. D’ailleurs, il est de bon ton de noter que realme fait un effort considérable sur l'autonomie, au point de devenir une vraie norme pour la suite et un argument de vente auprès du public, notamment le plus jeune. C’est simple, avec le realme GT 8 Pro, c’est l’un des rares smartphones où je me suis surpris à ne pas le recharger le soir, juste parce que ce n’était pas nécessaire. Et ça, ça mérite d’êre souligné. Mieux, le fabricant chinois promet que la batterie gardera 80% de sa capacité après 6 ans d’utilisation, même si tout cela reste difficile à vérifier, mais comme realme a prouvé qu’il n’enjolivait pas la fiche technique de leur téléphone, on a envie de les croire sur parole. Sinon, côté recharge, la super charge de 80W fait le taff et en une vingtaine de minutes, on a déjà récupéré 50% de sa batterie, tandis qu’il faut compter entre 45 et 50 minutes pour une charge complète. C’est rapide, surtout avec une batterie aussi énorme. Le seul vrai manque, c’est l’absence de recharge sans fil. Ce n’est pas dramatique, mais c’est le genre de petit confort auquel certains sont habitués. Et comme souvent, pas de chargeur dans la boîte, donc il faudra prévoir un petit budget en plus. Par contre, realme fournit un câble USB-C et une coque en silicone transparente, mais il faudra prévoir un chargeur compatible si vous partez de zéro.

DESIGN & ERGONOMIE
Côté ergonomie, la prise en main du realme 16 Pro+ est la plus agréable, parce que les courbes du téléphone sont plus évidentes et adoucies, mais surtout parce que son écran waterfall permet une meilleure prise sur les flancs, ce qui est moins le cas avec le 16 Pro et son design plus classique. Avec 203 g et 8,49 mm d’épaisseur, le 16 Pro+ fait partie des grands téléphones du marché, mais c’est désormais devenu la norme, ce qui ne choque plus personne aujourd’hui. Sur les tranches, realme a opté pour du polycarbonate brillant, avec le positionnement habituel des touches de volume et du bouton Power qu’on retrouve sur tous les smartphones Android. On est clairement pas fan de cette disposition de boutons, puisqu’il n’est pas rare de confondre les deux touches. À l’avant, rien de surprenant on retrouve le poinçon centré en haut pour la caméra frontale et la protection d’écran appliquée directement en usine. On le dit pas assez, mais c’est quand même 10 balles d'économisés dans les boutiques de téléphonie à rajouter soi-même. Enfin, n’oublions pas de préciser que le realme 16 Pro et 16 Pro+ disposent tous les deux de la certification IP68 et IP69K, soit une résistance à la poussière et aux jets d’eau à haute pression et pour des téléphones vendues à 500€, c’est clairement un bon point qu’il faut souligner.

L'ECRAN QUI SURPREND
Concernant l’écran, que ce soit le 16 Pro ou le 16 Pro+, realme a opté pour une dalle AMOLED LTPS de 6,8 pouces (cela représente 17,3 cm de diagonale) qui propose une résolution de 1 280 × 2 800 pixels. C’est certes un peu plus énergivores que les écrans LTPO si on passe en mode Always On, mais cela permet de rester à des paliers fixes en termes de rafraîchissement d’images, soit 45, 60, 90, 120 et 144 Hz pour ce modèle, et si jamais votre smartphone vous sert aussi à jouer à des jeux vidéo, vous savez combien c’est important. Les autres utilisateurs lambdas n’y verront aucune utilité. Concernant la luminosité maximale, realme nous a annoncé du 6 500 nits en valeur maximale, mais on sait tous que ce palier n’est jamais atteint, du moins pas sur l’ensemble de la surface de l’écran. En usage quotidien, la luminosité se situe plutôt entre 600 et 800 nits, avec la possibilité de pousser jusqu’à 1 800 voire 2000 nits en plein soleil, ce qui assure une excellente lisibilité même en extérieur. Ca pour le coup, c’est bien réel et avec les beaux jours du printemps qui sont de retour, on a pu constater à quel point les 16 Pro et 16 Pro+ se distinguent de la masse, alors qu’ils sont vendus dans les 500€. Pour le coup, c’est impressionnant.

PHOTO QUALI
Concernant le bloc photo et la qualité des rendus, c’est là que les deux modèles 16 Pro et 16 Pro+ vont montrer de belles différences. S’ils embarquent tous les deux une configuration photo complète avec trois capteurs à l’arrière : un module principal de 200 Mpx avec stabilisation optique, un téléobjectif 50 Mpx (zoom optique 3,5x, OIS) et un ultra grand-angle de 8 Mpx. En pleine lumière, le capteur principal délivre des clichés de très bonne qualité : piqué élevé, bonne dynamique et couleurs globalement fidèles. Par défaut, le traitement a toutefois tendance à saturer légèrement les couleurs, ce qui est un rendu typique de nombreux smartphones chinois. C’est un point qui pouvait déranger auparavant, notamment pour ceux qui recherchent un rendu très naturel, mais en vrai, à l’usage, cette approche a aussi ses avantages : les photos sont plus flatteuses et immédiatement prêtes à être partagées sur les réseaux sociaux. Plus besoin de retoucher ses photos avant de les publier, elles sont immédiatement prêtes. Après je conçois que tout le monde n’est pas à l’aise avec cette proposition. Aussi, un simple passage dans les paramètres permet d’opter pour un rendu plus neutre si nécessaire, c’est au choix de l’utilisateur donc.

Autrement, la bonne surprise vient clairement du téléobjectif, qui jouit d’une stabilité assez dingue grâce à l’OIS. Plus besoin de retenir son souffle comme un vieux sniper russe qui veut marquer sa cible, l’IA nous facilite grandement la tâche. Et puis, les images sont vraiment propres aussi, avec un excellent niveau de détail, même en zoom numérique jusqu’à x10 ; à condition d’être cependant toujours en pleine lumière. Au-delà, l’IA reconstruit fortement l’image, avec une perte notable de qualité, surtout de nuit où dépasser 10x devient peu pertinent. Le mode portrait est également réussi, aussi bien sur des visages que sur des objets, avec un rendu convaincant qui peut rivaliser avec des modèles bien plus chers comme l’iPhone 17. En revanche, tout n’est pas parfait. La mise au point manque parfois de précision, avec une tendance à se fixer à côté du sujet qu’on vise, mais il suffit évidemment de toucher la cible sur l’écran pour régler ce problème, rien de bien dérangeant. A noter aussi que le traitement logiciel peut parfois lisser excessivement les détails, ce qui a tendance à créer des flous peu naturels. Et c’est quelque chose qui devient extrêmement visible en basse lumière.

D’ailleurs, lorsque la luminosité diminue, le module principal et le téléobjectif restent globalement solides. Le mode nuit permet d’améliore la lisibilité des scènes, mais demande en revanche d’être plus stable pour que le cliché soit de bonne facture. C’est là que vos performances de sniper de l’armée russe capable de tenir une apnée de 3 minutes (on voit large hein) sont nécessaires. L’ultra grand-angle, en revanche, montre rapidement ses limites, avec un manque de netteté, de contraste et performances en retrait, surtout en conditions difficiles. De toutes les façons, l’expérience photo est renforcée par de nombreuses fonctions IA déjà intégrées, avec de la retouche générative, la possibilité de modifier le décor, sans oublier tous les outils de composition ou encore les modes comme Paysage AI et Scènes intelligentes, qui adaptent automatiquement les réglages. Des outils pertinents, encore plus aujourd’hui, et qui permettent surtout de sauver des clichés pris un peu trop à l’arrache. Côté vidéo, le smartphone est capable de faire de la 4K à 60 images par seconde, avec une stabilisation efficace et une image plutôt détaillée, surtout en pleine lumière. Dès lors qu’on se situe dans des espaces sombres, le rendu est nettement moins probant.

LA FORCE TRANQUILLE
Autre élément qui permet de différencier le 16 Pro et e 16 Pro+, c’est le processeur embarqué. Celui du 16 Pro est un MediaTek Dimensity 7300 Max (5G) tandis que le A6 Pro+ propose un Snapdragon 7 Gen 4. Tous les deux ne sont évidemment pas ce qui se fait de mieux sur le marché, et compte-tenu de la position et des tarifs proposés, c’est assez logique. En revanche, les deux téléphones ne jouent pas dans la cour des monstres de puissance, en usage quotidien, c’est largement suffisant ! Ce qui frappe surtout, c’est la fluidité générale. Tout est rapide, réactif, et surtout constant. On navigue entre les applis sans ralentissement, le multitâche est bien géré, et l’ensemble donne une impression de stabilité assez rassurante. Là où ça devient intéressant, c’est sur le jeu vidéo. Autant le 16 Pro+ vous permettra de lancer les jeux mobiles les plus gourmands, autant le 16 Pro simple aura bien plus de mal à gérer les performances de ces jeux plus ambitieux. Il faudra faire des concessions sur les réglages graphiques. De plus, il faut savoir que realme a fait le choix de proposer une expérience plus stable, plutôt que de miser sur la puissance brute et faire chauffer le téléphone. Le A6 Pro+ utilise du coup un système de génération d’images par IA, qui vient “compenser” les limites du GPU en fluidifiant artificiellement l’affichage. Un peu comme le DLSS de NVIDIA, mais dans une moindre mesure, hein… D’ailleurs, autre bonne surprise des deux smartphones, c’est la bonne gestion de la chauffe. Même en poussant un peu les smartphones, il reste globalement maîtrisé. Il chauffe, oui, mais jamais au point de devenir inconfortable, car le système de refroidissement fait bien son travail. Petit détail fort appréciable : le bypass charging. Quand on joue ou qu’on navigue en étant branché sur secteur, le téléphone alimente directement les composants sans passer par la batterie. Résultat : moins de chaleur inutile, et une expérience plus stable. C’est typiquement le genre de fonctionnalité discrète, mais vraiment utile.

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