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Test également disponible sur : GameCube

Test Paper Mario 2

Test Paper Mario 2
La Note
17 20
 

Les plus
  • Les graphismes 2D-3D
  • Simplicité et efficacité du gameplay
  • De nombreux secrets à découvrir
Les moins
  • Un air de déjà vu sur Nintendo 64
  • Les musiques pas très top


Le Test

Qu'on le dise franchement, ce n'est pas ce nouvel opus de Paper Mario qui va faire décoller les ventes du GameCube, que ce soit en France ou dans le reste du monde. Mais comme la sortie d'un titre estampillé Nintendo est toujours un événement, il y aura toujours des pèlerins qui y jetteront un petit coup d'oeil, histoire de faire un peu de musculation optique. Un détour par le Gymnasium du coin qui est loin d'être inutile, car ce Paper Mario : La Porte Millénaire s'avère sacrément juteux. Au-delà du simple fait qu'il propose, encore une fois, un scénario digne des enfantillages de l'école primaire d'en face, l'oeuvre d'art développé par Intelligent Systems insuffle de l'innovation au genre du RPG. Et par les temps qui courent, ce n'est pas de refus !


Une fois le disque optique placé sous le capot de la console et que le jeu crache les premières images, les dents se mettent à grincer. Nintendo n'aura-t-il donc jamais le courage de faire évoluer son personnage fétiche dans un univers autre que celui auquel nous sommes habitués depuis les années 80 ? A priori, non. Nous voilà donc confrontés au même spectacle coloré et niais que nous connaissons par coeur. Techniquement, il n'y a rien à redire. Les graphismes, sur lesquels nous reviendrons un peu plus tard, sont de très bonne facture. Mais d'un point de vue émotionnel, il est difficile de procurer de nouvelles sensations aux joueurs avec la même estrade vieille de 25 ans. C'est sans aucun doute le point sombre de Paper Mario : La Porte Millénaire avec lequel la firme de Kyoto n'a pas osé prendre le moindre risque. Voir évoluer le père Mario dans une ambiance et un milieu nettement plus dramatique aurait pu nous surprendre dans le bon sens du terme. Non pas que nous soyons des adeptes du sado-masochisme, mais Nintendo semble voir l'évolution du jeu vidéo que part la voie du gameplay, ce qui n'est pas faux. Mais faire voir d'autres horizons aux stars numériques de la scène vidéoludique est également une sorte de progression qui n'est pas forcément péjorative. Bien au contraire...

 

Un RPG comme les autres ?

 

C'est en effet la question que nous nous sommes posés lorsque nous avons dressé un premier bilan du jeu au bout de quelques heures de visite. Paper Mario : La Porte Millénaire n'est pas un RPG classique, tout comme son prédécesseur sur Nintendo 64 d'ailleurs. Il échappe aux lois qui régissent les RPG traditionnels, et nous propose à la place un subtil mélange dont les ingrédients de luxe ne laissent pas indifférents. Jugez plutôt par vous-même : The Legend of Zelda, Final Fantasy et Mario Bros. Un triple sec pour le moins détonant qui n'a pas son pareil sur les autres machines, il faut le reconnaître. Certes, le jeu ne fait pas preuve d'une originalité hors du commun puisqu'il faut sauver la Princesse Peach une énième fois, mais le savoir-faire de Nintendo dont il bénéficie suffit pour séduire une clientèle de plus en plus large. Un goût de "reviens-y" dont on ne peut pas se passer, et que Shigeru Miyamoto mitonne à la perfection. Du coup, on se retrouve avec une intrigue puérile qui n'attire pas l'attention dès les premières minutes de jeu. On s'ennuie à mourir même. Alors que Mario et Luigi se la coulent douce dans leur villa, ils reçoivent une lettre de la part de la Princesse Peach. Cette dernière demande à Mario de bien vouloir l'accompagner dans une chasse au trésor qu'elle a décidé de faire, après avoir mis la main sur une drôle de carte achetée à une marchande de la ville de Port-Lacanaïe. Le hic c'est que lorsque notre héros moustachu arrive sur les lieux pour rejoindre son amie, celle-ci a étrangement disparu. Comme vous pouvez vous en douter, il s'agit du point de départ des nouvelles aventures de Mario qui n'a pas l'air fatigué de passer son temps à délivrer la Princesse Peach des griffes du grand méchant loup.

 

La trame de Paper Mario : La Porte Millénaire se divise en plusieurs chapitres, chacun d'entre eux se ponctuant principalement par la trouvaille d'une Gemme Etoile. Entre ces chapitres, des interludes viennent s'intercaler pour renseigner sur la situation des divers protagonistes du jeu, une idée astucieuse qui permet de varier les plaisirs. Ainsi, on ne perd pas une goutte de la détention de la Princesse Peach, de l'élaboration des plans machiavéliques de Cruxeroce et ses sbires, ou bien encore de la quête que mène Bowser à travers le pays pour s'emparer de la protégée de Mario. De plus, l'absurdité de certaines conversations renforce le caractère hilarant du jeu, ce qui incite à aller parler aux autres habitants du village pour voir s'ils déblatèrent des propos aussi comiques que ceux de leurs voisins. Par exemple, lorsque la grand-mère de Pounio nous raconte ses exploits de bombe sexuelle lorsqu'elle était jeune, on ne peut s'empêcher de sourire lorsqu'on voit la dégaine qu'elle traîne dans les bois insolites. Bien évidemment, c'est du troisième degré à l'état pur, mais c'est toujours aussi efficace. Si l'on met de coté les Gemmes Etoiles et le sauvetage de la Princesse Peach, on remarque que Paper Mario : La Porte Millénaire regorge de mini-games et de quêtes auxiliaires qui accentuent grandement l'intérêt du jeu. Il suffit d'aller faire un tour du coté de l'Agence d'entraide de Port-Lacanaïe pour s'en apercevoir. Là-bas, il est facile de jouer le super héros en rendant service aux habitants du port. Retrouver une clé pour Picpiaf, réaliser une étude de prix pour Ralf, écouter les confidences de Patriarche, s'amuser au Casino avec Boonie... Bref, autant de sidequests qui permettent de se remplir les poches avec des items peu ordinaires parfois. Autre point amusant du jeu : Luigi intervient régulièrement pour narrer ses exploits auprès de Mario, car lui aussi s'est vu confier une mission; celle de sauver la Princesse Ganache des griffes du Roi Goomba. On apprend que le frangin à la casquette verte doit retrouver les sept morceaux de la Boussole du Temps, tout comme Mario qui doit retrouver les sept Gemmes Etoiles. Lolesque !

 

Des graphismes de toute beauté

 

D'un point de vue graphique, Paper Mario : La Porte Millénaire en met plein les mirettes. Nintendo nous a concocté une mixture 2D-3D sortie tout droit du laboratoire qui fait des ravages. Les textures sont détaillées, les paysages sont colorés et l'animation demeure impeccable. Passés ces premiers instants de bonheur, on constate que, malheureusement, aucune amélioration majeure n'a été apportée à la franchise. C'est-à-dire que nous avons droit à la même recette visuelle, aussi savoureuse soit-elle. Nombreux sont les nintendophiles américains à déplorer le fait que Paper Mario : La Porte Millénaire ne se plie pas de façon plus marquée aux lois physiques du papier. Certes, quelques effets nous rappellent gentiment que le jeu est aussi plat que du papier peint, mais le Gekko est certainement capable de nous offrir un spectacle plus abouti que ce que nous avons vu il y a quelques années sur Nintendo 64. Nous pouvons imaginer des légères froissures qui seraient venues abîmer l'écran par exemple, ou des décors qui s'affichent comme si un enfant était en train de les colorier. Un manque d'imagination de la part de Nintendo ? Ce n'est pas dans les habitudes de la maison pourtant. Malgré ce goût amer sur la langue, Paper Mario : La Porte Millénaire est un petit bijou. Dire que le jeu s'inspire grandement de tableaux tels que Mario Sunshine (Yunnanville) et Legend of Zelda : The Wind Waker (les Bois Insolites) pour ne citer que ceux-là ne sera pas une grande surprise pour tout le monde. Alors que le foreground permet de se déplacer dans un espace tridimensionnel, le background, quant à lui, se la joue rétro avec un déplacement horizontal à l'ancienne qui ravira les nostalgiques de l'ère 8 bits. Un retour aux sources qui n'est pas pour nous déplaire, d'autant plus que l'aspect basique de Paper Mario : La Porte Millénaire prouve qu'il n'est pas nécessaire de noyer la rétine dans un character design complexe pour la séduire. Les petites gueules d'amour de Mario et de ses troupes à la sauce Mario Bros. sont nickels chromes. Une expression faciale des personnages plus convaincante n'aurait pas été de trop cependant.

 

Des menus simplifiés

 

Là où les RPG de bonhomme nous envoient valser dans des menus complexes qui nécessitent un certain temps d'adaptation, Paper Mario : La Porte Millénaire propose un programme simplifié qui offre une prise en main directe. En mode plateforme, le bouton A est le bouton d'action par excellence (sauter, parler aux villageois, ouvrir une porte, valider un choix...), tandis que le bouton B sert à donner un coup de marteau pour activer un interrupteur ou briser un objet quelconque. Les boutons R et Y, eux, activent les malédictions qu'un adepte du foutage de gueule et des blagues bien pourries a jeter sur Mario. Le bouton Z affiche à l'écran les données principales (points coeur, points fleur, points étoile, pièces...) et enfin, le paddle multidirectionnel est un raccourci vers les différentes rubriques du menu principal (Groupes, Journal, Badges, Objets). Avec son coté très plateformesque, Paper Mario : La Porte Millénaire respecte également les règles imposées au genre du RPG avec des combats figés mais qui n'en restent pas moins dynamiques. En effet, au lieu de choisir une attaque et attendre sagement qu'elle s'exécute, le joueur peut accroître les dégâts infligés à l'ennemi s'il appuie sur le bouton A au bon moment. Par exemple, pour l'attaque Saut de Mario, si le timing indiqué lors du tutorial de Gommelie est respecté, le plombier sautera deux fois sur la tête de l'adversaire, au lieu d'une. Le procédé est le même en ce qui concerne les autres attaques. Pour Cumulia, l'attaque Ecras'tout n'est efficace que si le viseur est placé au coeur de la cible. Dans le cas contraire, ce sont les dents de mam'zelle Cumulia qui risquent de se frotter au sol. Les agressions ne se font jamais de façon automatique, ce qui permet de garder éveillés les sens du joueur. Les combats sont regardés par des milliers de spectateurs qui se bousculent pour assister aux combos dignes de Soul Calibur 2. Le public n'hésite pas à prendre parti pour l'un des deux camps. Lorsque des rageux se trouvent dans l'assistance et sont sur le point de balancer une bouteille de vin sur la tête de Mario, un sigle avec le bouton X s'affiche à l'écran. Une pression sur le bouton suffit pour faire taire à jamais le trouble-fête. Mais si l'on tarde trop à le punir, quelques points coeur risquent de s'envoler. Rassurez-vous, il existe également des situations dans lesquelles des fans balancent à Mario des items bien utiles pour se débarrasser des vermines ou se refaire une santé. Heureusement !

 

Paper Mario : La Porte Millénaire fait partie de ces RPG nouvelle génération dans lesquels les ennemis sont visibles. Le développeur maison de Nintendo en a profité pour introduire le facteur "Initiative" afin d'ouvrir les hostilités. Si en mode plateforme vous attaquez le monstre en lui sautant dessus ou en lui assénant un coup de marteau sur la tête, vous aurez l'initiative au début du combat, c'est-à-dire que vous aurez le droit de donner un coup à l'ennemi avant même que le combat proprement dit ne débute. Un avantage non négligeable et fort utile lorsque l'on souhaite raccourcir la durée des bastons. Si c'est l'adversaire qui vous saute dessus, vous pouvez toujours prier en espérant contrer son attaque avec le bouton B ou, au moins, diviser les dommages subis avec le bouton A. Là aussi, tout est question de timing. Une certaine connaissance des attaques adverses est nécessaire pour savoir à quel moment il faut appuyer sur le bouton. Un contre permet non seulement de bloquer un coup, mais également de le retourner contre celui qui l'a donné. Contrer ou esquiver, les deux mouvements s'exécutent de la même façon. Il est vain de tenter de contrer une attaque lancée à distance par un ennemi car il ne sera pas touché. Il le sera seulement s'il s'approche du personnage. Au cours de l'aventure, Mario fait la connaissance de plusieurs alliés qui l'aident à résoudre les énigmes tordues du jeu. Goomelie, Koopek et Cumulia sont les premiers à constituer la bande des joyeux loufoques. Chaque personnage possède des attaques et des facultés qui leur sont propres. Par exemple, Koopek peut atteindre des objets à distance tandis que le QI très développé de Goomelia permet à Mario de s'extirper de situations bien délicates. Ces sidekicks peuvent également augmenter leur niveau d'expérience via des Soleils que l'on récupère un peu partout dans le jeu. En ce qui concerne notre héros italien, son niveau augmente selon les points étoiles qu'il récupère après avoir vaincu ses adversaires. Au bout de 100 points étoiles, il a la possibilité d'accroître soit ses points coeurs (énergie), soit ses points fleurs (magie), ou soit ses points badges. Les badges sont l'équivalent des relics de Final Fantasy. Ils améliorent de façon ponctuelle les compétences physiques et magiques de Mario. Nous n'allons pas vous dresser une liste des pin's de Paper Mario : La Porte Millénaire, mais avec plus de 80 badges à trouver il y a de quoi faire, non ?

 

Paper Mario : La Porte Millénaire est plus que complet. Hormis le fait que Nintendo nous sorte de son chapeau un titre bon enfant dont l'esprit en agace plus d'un, le niveau technique du jeu n'a rien à envier à ce que l'on peut voir sur les machines concurrentes. Avec un gameplay solide et un storyline par moments comique, on prend un malin plaisir à découvrir tous les secrets du jeu. Même si graphiquement le GameCube aurait pu nous proposer beaucoup mieux, Paper Mario premier du nom est surclassé par son successeur dans tous les domaines. Après une soirée Halo 2 bien arrosée, il nous fallait bien ça pour s'endormir comme des bébés. Enfin, presque...






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Derniers commentaires
Par Tyriel le Dimanche 9 Janvier 2005, 22:11

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ché pas si il est bien. G été décu par mario sun shine qui m'a fait chié. Peut etre si ya plus rien de potable a acheter

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Par nel34 le Lundi 15 Novembre 2004, 19:26

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ouais bof peu mieu faire :?

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Par ceb21 le Samedi 13 Novembre 2004, 22:01

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ce jeu c 1 tuerie

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Par Busi le Jeudi 11 Novembre 2004, 10:47

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Hum...ce jeu ne me dit pas grand chose, de plus que j'ai joué à Mario RPG sur Snes....j'attendrai Tales of Symphonia.

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Paper Mario : La Porte Millénaire

Jeu : RPG
12 Nov 2004

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