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Test également disponible sur : PS4

Test DriveClub VR : conduire comme dans la vraie vie ?

Test DriveClub VR sur PS4 PS VR
La Note
13 20
Le principal mérite de DriveClub VR, c’est d’offrir au grand public un aperçu d’un jeu de course en réalité virtuelle. Si tourner la tête dans l’habitacle comme si nous étions réellement aux commandes du véhicule a de quoi griser, le manque d’ambition au niveau graphique écorche sérieusement l’immersion. La sensation de vitesse n’est pas vraiment au top, et il est compliqué de distinguer des points de repère avec un aliasing aussi présent. Pour ce qui est du contenu, compte tenu du prix du jeu, on évitera de crier au scandale, d’autant que la base est là – des nouveaux circuits, créer son propre club, défier d’autres pilotes en ligne, les modes "Balade" et "Inspection". En fait, ce qui sauve DriveClub VR, c’est qu’il est actuellement le seul sur son créneau. Donc, faute de grives, on mange des merles.

Les plus
  • Un contenu honnête
  • On réalise un rêve de gosse
  • Des nouveaux circuits urbains
Les moins
  • Graphiquement limité
  • La météo a disparu
  • Des sensations pas aussi fortes que prévu
  • Impossible de reprendre ses sauvegardes de DriveClub


Le Test

Tout le monde se souvient du lancement chaotique de DriveClub sur PS4. Au-delà des serveurs saturés qui en avaient fait rager plus d’un, ce sont surtout les multiples mises à jour successives que les possesseurs du jeu avaient eu du mal à avaler, avec cette désagréable sensation d’avoir affaire à un jeu de course en kit. Et même si, au final, DriveClub fait aujourd’hui partie des meilleurs titres du genre sur la console de Sony Interactive Entertainment, impossible de ne pas penser à tout ce bordel au moment d’enfiler le PlayStation VR pour plonger dans DriveClub VR. Faudra-t-il attendre encore un an avant que le jeu ne donne sa pleine mesure, ou la magie de la VR est-elle immédiate ? Réponse dans notre test.


DriveClub VRAutant être clair tout de suite : si on ne tient compte que des "poids lourds" (Batman : Arkham VR, Until Dawn : Rush of Blood, Rez Infinite par exemple) figurant dans le line-up de lancement du PlayStation VR, DriveClub VR est une vraie déception visuelle. Le jeu n’est pas dégueulasse non plus, mais quand on le compare à sa version classique, il y a de quoi avoir mal aux yeux. Alors oui, il va falloir du temps avant que la réalité virtuelle ne soit une technologie mature, et tous ceux qui essaieront le casque de la PS4 auront le sentiment de faire un pas en arrière sur le plan graphique ; mais il y a quand même des bases que les transfuges d’Evolution Studios pouvaient difficilement ignorer. L’aliasing qui bousille la rétine par exemple, ou encore la profondeur de champ qui est à l’ouest. Dans de telles conditions, difficile de négocier parfaitement les virages ou de s’aider de repères pour conserver une trajectoire propre. On a aussi du mal avec l’éclairage, pourtant l’une des forces du DriveClub originel. La transition jour-nuit n’est pas des plus convaincantes, et on a même noté quelques incohérences en termes de luminosité – le ciel est bleu et parfaitement dégagé, mais le cockpit est plongé dans la pénombre. Ajoutons à cela des textures fatiguées et une sensation de vitesse qui nous laisse sur notre faim, et vous comprendrez que DriveClub VR a plutôt des allures de galop d’essai.


LE CLUB DES 5
 

DriveClub VRAprès, tout n’est pas à jeter, et il faut bien reconnaître que les intérieurs sont fidèles aux modèles dont ils s’inspirent ; enfin, on aurait tout de même apprécié que les développeurs trouvent  une astuce pour afficher correctement les bras et les jambes du pilote. Baisser les yeux et voir que les pédales ne s’actionnent à aucun moment, ça peut faire bizarre. Si l’on donne l’impression de chipoter sur des détails, c’est justement parce que c’est sur ces points-là que la réalité virtuelle doit faire la différence par rapport aux habitudes actuelles ; toutes ces petites choses qui permettent au joueur de réaliser un fantasme de gosse. Malgré tout, DriveClub VR fait le nécessaire pour que l’on puisse regarder partout dans l’habitacle – y compris derrière – et que les dépassements soient plus organiques, surtout avec un volant entre les doigts (la DualShock 4 est de mise, bien évidemment). On peut également voir le pilote passer les vitesses et braquer/contrebraquer dans les virages en épingle. Pour autant, on regrette que les aspérités de la piste ne soient pas mieux retranscrites dans le cockpit, un domaine dans lequel Assetto Corsa, Forza, ou encore Project CARS maîtrisent leur sujet. Si le champ de vision initial n’est pas satisfaisant, il y a toujours moyen d’ajuster le siège en hauteur et en longueur, ce qui s’avérer précieux lorsque l’on passe d’un véhicule à un autre.
 

Si tourner la tête dans l’habitacle comme si nous étions réellement aux commandes du véhicule a de quoi griser, le manque d’ambition au niveau graphique écorche sérieusement l’immersion.


DriveClub VREn termes de conduite, on retrouve tout de suite ce qui caractérise la série, à savoir une perte d’adhérence rapide du train arrière, ce qui fait que l’on passe la majeure partie de notre temps à déraper. Le problème, c’est qu’en plus de ne pas ressentir le poids du bolide, on se prend le motion sickness en pleine figure avec ces drifts multiples. On ne vous cache pas qu’au bout de 30 minutes, on a eu envie de rendre gentiment notre petit-déjeuner sur la moquette de la rédaction, alors qu’Until Dawn : Rush of Blood est passé comme une lette à la poste. Côté contenu, DriveClub VR pioche dans la version classique tout en intégrant des nouvelles pistes urbaines. En solo, le principe demeure le même, c’est-à-dire gratter suffisamment d’étoiles – en atteignant toute sorte d’objectifs – pour progresser dans la compétition. A côté, on retrouve les fonctions sociales classiques – créer un club avec ses amis entre autres – le jeu en ligne, et même un mode "Balade" pour explorer tranquillement les circuits sans se préoccuper du chrono. Entre nous, ce dernier n’apporte strictement rien, tout comme le mode "Inspection" qui n’arrive pas à l’orteil du "Forza Vista" de Forza. Cerise sur le cake : les fans qui ont passé des nuits blanches sur DriveClub ne pourront pas utiliser leur sauvegarde dans la déclinaison VR, ce qui signifie qu’il leur faudra repartir d’une feuille blanche. Enfin, n’oublions pas de préciser que le jeu coûte 40€ et que les possesseurs d’un Season Pass auront droit à une ristourne de 20€.



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DriveClub VR

Jeu : Course
Editeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : Evolution Studios
13 Oct 2016

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