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Test également disponible sur : PC - Xbox One - PS4 - Switch

Test RiME : la nouvelle pépite du jeu vidéo nous vient d'Espagne

Test RiME sur PS4 et Nintendo Switch Hit JeuxActu
La Note
17 20

Avec RiME, le studio Tequila Works vient de franchir une étape importante dans sa jeune carrière, celle de se hisser parmi les grands du jeu vidéo. S’il est vrai que le jeu s’inspire beaucoup d’œuvres marquantes comme les productions de Fumito Ueda (ICO, The Last Guardian), celles de thatgamecompany (Journey) ou bien encore de la série The Legend of Zelda, RiME arrive quand même à imposer sa propre personnalité. Ce trait de caractère, on le retrouve tout d’abord dans son histoire, simple il est vrai, mais dont le dénouement – inattendu – risque de créer chez vous un choc émotionnel. Mais RiME arrive aussi à se distinguer des autres grâce à son patte artistique réussie où l’épuré et la simplicité donnent naissance à une œuvre marquante (le dernier niveau sous l’orage est d’une intensité incroyable), appuyée par la bande-son magique de David Garcia Diaz. Non seulement les musiques collent toujours parfaitement à ce qui se passe à l’écran, mais elles savent aussi se faire discrètes pour que les bruitages et les autres sonorités du jeu jaillissent de leur côté. Mais la production espagnole trouve aussi sa force dans son gameplay plutôt bien ajusté où exploration, énigmes et jouabilité sans aucune fausse note s’équilibrent pour que l’aventure se déroule sans accroc. Reste alors la question fatidique de la durée de vie, certes courtes (on a fini le jeu en 7h), mais non seulement le jeu est vendu moins de 35€ (aussi bien sur PC, PS4, Xbox One et Nintendo Switch), mais en plus, on vous rappelle que c’est le voyage qui prime avant tout, et ce dernier ne vous laissera pas indifférent, c’est certain.


Les plus
  • La fin inattendue et extrêmement touchante
  • La variété des énigmes
  • Les musiques de David Garcia Diaz sont magiques
  • Une bien belle direction artistique
  • La beauté de certains paysages
  • Le niveau sous l’orage : gravé dans notre mémoire
  • Vendu moins de 35€, quel que soit le support
Les moins
  • L’incohérence de certains mécanismes de gameplay
  • Un peu court en ligne droite
  • Pas toujours très fluide
  • On aurait aimé que certaines amitiés soient plus approfondies


Le Test

Annoncé il y a bientôt 4 années, mais en développement depuis plus de 5 ans, RiME est un jeu qui aura connu bien des galères. Auparavant vendu comme une exclusivité PS4, le jeu des studios Tequila Works a finalement préféré voler de ses propres ailes afin de rallier plus de monde à sa cause. Désormais attendu sur PC, Xbox One et même Nintendo Switch (la version arrivera à l’été 2017), RiME débarque avec cette furieuse envie de faire partie de ces grands jeux dont on se souviendra encore dans une décennie. Et pour tenter d’être à la hauteur, il s’est inspiré des meilleurs tels que Journey, ICO, The Last Guardian, mais aussi des films des studios Ghibli. Pari certes risqué, mais réussi.


RiMEJeune studio madrilène fondé en 2009, Tequila Works s’est surtout fait connaître du grand public grâce à Deadlight, un jeu de zombies qui s’était fait remarquer par son approche atypique, puisqu’il s’agissait d’un sidescroller qui jouait déjà sur les jeux d’ombres et de lumières. A cette époque (nous étions en 2012), le titre prenait déjà en référence bon nombre de jeux phares (LIMBO, Shadow Complex) et de séries télé populaires (The Walking Dead) pour attirer le chaland, mais son manque d’originalité n’avait pas réussi à convaincre suffisamment ni la presse, ni les joueurs. Malgré tout, Tequila Works a décidé de reproduire le même schéma de production avec RiME, un jeu qui puise lui aussi ses inspirations à partir d’autres œuvres majeures. Pêle-mêle, on peut citer des titres tels que Journey, ICO, The Last Guardian aussi, sans oublier cet hommage rendu aux films des studios Ghibli tels que Princesse Mononoke et Le Voyage de Chihiro. Car en prenant part au voyage (initiatique) proposé par RiME, vous allez constater à quel point les jeux de Fumito Ueda ou de thatgamecompany ont influencé les développeurs de Tequila Works, qui ne s’en cachent d’ailleurs pas. C’est à la fois une force et une faiblesse, dans le sens où RiME se doit également de forger sa propre identité pour exister et ne pas être qu’un gloubi-boulga de choses déjà existantes. Et cette personnalité unique, qui a déjà marqué à tout jamais notre esprit, c’est dans l’histoire qu’elle s’est constituée. Un récit au dénouement inattendu, surprenant, mais surtout touchant et plein de bons sentiments.

 

ENFANT DU SOLEIL

 

RiMEMais avant de pouvoir connaître la conclusion de cette chouette aventure, celle-ci démarre sur un joli travelling vertical, de haut vers le bas, puisque la caméra suit l’atterrissage d’une mouette sur une plage de sable blanc. A ses côtés git un jeune garçon au look assez primaire qui rappelle d’une certaine manière le Esteban des Mystérieuses Cités d’Or. Habillé d’un simple pagne, d’un turban sur la tête et d’une cape rouge (qui va d’ailleurs servir de fil conducteur), notre jeune héros se réveille difficilement sur cette île qui semble être isolée du reste du monde. Qui est-il ? Que fait-il ici ? Et surtout pourquoi est-il si silencieux, pour ne pas dire muet ? D’aucuns y verront une forme d’économie d’échelle (pas de textes à écrire, pas d’acteurs à embaucher pour le doublage), d’autres un moyen de rester cohérent avec ce minimalisme graphique qui est indéniablement l’une des grandes forces du jeu. Car dans RiME, c’est la simplicité qui prime avant tout, qu’il s’agisse de sa mise en scène, de ses graphismes, de son gameplay, bref, de sa raison d’être. Mais simplicité ne signifie pas forcément que le jeu demeure basique, bien au contraire. Faire simple dans le jeu vidéo alors qu’on a la possibilité de faire dans la surenchère ou dans le spectacle est peut-être même plus compliqué à réaliser en 2017, d’autant que RiME joue beaucoup sur les symboles, les allégories et même les métaphores. En vrai, si RiME se contente peut-être du strict minimum (aucune interface, aucune barre de vie visible ni de jauge de pouvoir), c’est avant tout pour focaliser l’attention du joueur sur l’environnement et ce qu’il doit faire avec.

RiME peut parfaitement se terminer en 6/7h montre en main. C’est court c’est vrai, même s’il est de bon ton de rappeler que le jeu est vendu moins de 35€, quel que soit son support.

 

RiMESimples, les commandes du jeune héros le sont également puisqu’ils se limitent à des sauts, une roulade (dont on cherche encore l’utilité d’ailleurs), la course, la nage et la possibilité de crier pour interagir avec certains éléments du décor et ainsi activer des mécanismes. La voix du petit garçon sert également de repère au joueur, puisqu’elle traduit son humeur et peut ainsi l’aiguiller dans une action ou un contexte quelconque. Cela dit, le véritable guide spirituel dans le jeu, c’est bel et bien ce petit renard qui n’hésitera pas à guider le joueur avec sa présence bien sûr, mais aussi le son de sa voix. C’est lui qui nous indique en effet le bon chemin à suivre, car il est parfois assez aisé de perdre le fil dans ces environnements ouverts où de nombreux secrets et autres Easter Eggs nous attendent. Car RiME est un jeu qui pousse aussi à l’exploration, sans doute pour gonfler la durée de vie du jeu, assez courte il faut bien l’avouer en ligne droite. Car si vous ne faites pas partie de ces gens qui aiment dénicher les objets cachés (pourtant nécessaires pour une meilleure compréhension de l’histoire et de la personnalité du héros), RiME peut parfaitement se terminer en 6/7h montre en main. C’est court c’est vrai, même s’il est de bon ton de rappeler que le jeu est vendu moins de 35€, quel que soit son support.


L'HÉRITAGE FUMITO UEDA


RiMEQu’importe. Comme vous le savez, ce n’est pas la durée qui prime, mais le voyage. Et celui de RiME (en plus d’être initiatique) vaut largement le détour, ne serait-ce pour la variété de ses décors et surtout de ses énigmes. A ce niveau-là, le jeu de Tequila Works fait indéniablement penser aux productions de Fumito Ueda. On y trouve pas mal d’affiliations à ICO, mais aussi à The Last Guardian puisqu’on vous rappelle que RiME narre les aventures d’un jeune garçon mystérieux (dont on ne sait rien au départ) aux animations incroyablement détaillées et évoluant dans des ruines antiques. Sans indication aucune, il va devoir résoudre tout un tas d’énigmes et de casses-têtes qui vont lui permettre d’avancer et d’en apprendre davantage sur lui-même. D’ailleurs, à l’instar de The Last Guardian, RiME se distingue par la qualité et surtout la variété de ses énigmes. On est en effet amené à jouer avec des perspectives qui rappellent The Witness, avec le temps aussi (le cycle jour-nuit), mais aussi les ombres et différents objets à placer à des endroits stratégiques. Rien n’est insurmontable et si par moments, il arrive qu’on reste bloqué pendant plusieurs dizaines de minutes, c’est surtout par manque d’observation. Chaque énigme se résout d’ailleurs dans un espace assez restreint, délimité en sus par des murs invisibles parfois.

Car contrairement à The Last Guardian où certains casses-têtes trouvaient leur solution dans le bon vouloir d’un Trico pas toujours très obéissant, tout a été en effet pensé dans RiME pour séduire le grand public.

 

RiMECar contrairement à The Last Guardian où certains casses-têtes trouvaient leur solution dans le bon vouloir d’un Trico pas toujours très obéissant, tout a été en effet pensé dans RiME pour séduire le grand public. A ce propos, sachez que dans la deuxième partie de l’aventure, le héros de RiME se retrouve lui aussi en compagnie d’une – deuxième – créature (antique en revanche) qui va le suivre et l’obéir au doigt et à l’œil, qui prend ici l’allure d’une boule de lumière. On ne vous en dit pas plus pour ne rien gâcher de la surprise. Cependant, là où Fumito Ueda avait réussi à créer une énorme empathie avec le personnage de Trico, RiME ne parvient en revanche pas à réitérer l’exploit, la faute sans doute à la trop courte durée de vie du jeu. Non seulement le bipède arrive un peu tard dans l’aventure et ce dernier n’a pas de scènes suffisamment fortes pour créer un lien affectif avec le petit garçon à la cape rouge. Il y a bien quelques cinématiques et des moments forts dans le jeu, mais on aurait tellement aimé que cette relation entre les deux personnages soit plus approfondie.


OPTIMUS RIME

RiMESi RiME ne cache pas son héritage issu des productions de Fumito Ueda, il est une autre série qui a fortement inspiré la production espagnole. On pense bien évidemment à la saga Zelda, et spécialement aux épisodes The Wind Waker et Breath of the Wild qui partagent sa patte artistique et le choix d’un cel-shading qui lui confère un côté dessin animé à l’esthétisme léché. RiME multiplie d’ailleurs les paysages magnifiques (extérieurs comme intérieurs) et il n’est pas rare de s’arrêter plusieurs minutes pour contempler les splendides panoramas. A l’image de Breath of the Wild, RiME a beaucoup joué sur les sonorités, sans aucune fioriture. Ici aussi, on prend le temps d’écouter le bruit de la mer, de l’eau qui coule des fontaines, du vent qui souffle en haut des collines ou bien encore le chant des oiseaux. Il est vrai qu’arriver après Zelda Breath of the Wild peut être handicapant dans le sens où l’open world organique et totalement cohérent de Nintendo a considérablement changé la donne, et dépoussiérer certains mécanismes de gameplay. Combien de fois a-t-on eu envie de grimper cette falaise pourtant facile d’accès ? Combien de fois as-tu eu envie d’escalader ce muret pourtant pas bien haut ? Malheureusement, dans RiME et comme dans beaucoup d’autres jeux à l’ancienne dira-t-on, les interactions avec le décor sont soumises au bon vouloir d’un game design à l’ancienne. C’est là qu’on se rend vraiment compte qu’il y a un avant et un après Zelda Breath of the Wild ; sans compter cette furieuse envie de sortir sa paravoile. Mais là, c’est aussi parce qu’on a dépassé les 300h de jeu sur le GOTY 2017.

Malheureusement, dans RiME et comme dans beaucoup d’autres jeux à l’ancienne dira-t-on, les interactions avec le décor sont soumises au bon vouloir d’un game design à l’ancienne. C’est là qu’on se rend vraiment compte qu’il y a un avant et un après Zelda Breath of the Wild.

 

RiMEVous l’aurez compris, là où Deadlight ne parvenait pas à sortir du spectre de l’inspiration et de l’héritage de ses mentors, RiME réussit le pari d’imposer sa touche personnelle, grâce notamment à la justesse de sa mise en scène qui a fait le pari de l’épuré et du minimalisme. Cette simplicité, on la retrouve aussi dans sa prise en main, simple d’accès, compréhensible et sans réelle fausse note. Même la caméra ne nous a jamais fait faux bond, à l’exception peut-être de certains passages confinés où les sauts n’ont pas été toujours évidents. Mais ces moments compliqués, on ne les compte même pas sur les doigts d’une main amputée. En revanche, il n’a pas été rare d’avoir affaire à de sérieux baisses de frame-rate sur une PS4 standard, sans que cela n’impacte véritablement l’expérience de jeu, on tient à vous rassurer. Une perte de fluidité qui s’explique d’ailleurs lors des sauvegardes automatiques ou lorsqu’on passe d’une pièce intérieur aux environnements extérieurs. Car même le niveau le plus chargé visuellement (le dernier, celui de la pluie, qui restera d’ailleurs gravé à tout jamais dans notre mémoire) n’a eu aucune incidence sur le frame-rate. Comme quoi…



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Derniers commentaires
Par Tonka le Dimanche 18 Juin 2017, 10:41
Très bon test ! Je partage totalement l'avis de l'auteur.

J'en ai fais une vidéo :


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Par agora666 le Mardi 30 Mai 2017, 12:31

likeSmall 305
Vraiment magique! Un vrai regret avec ce genre d'expérience...La sensation de trop peu...

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Par maadaaraaa le Lundi 29 Mai 2017, 15:38

likeSmall 2
Je l'attendais et je vois que je ne me suis pas trompé. Voilà qui apportera un peu de poésie et de calme

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Par Danbaté le Lundi 29 Mai 2017, 12:08
Je l'ai acheté samedi et je l'ai fini dimanche soir, j'ai versé ma larme à la fin pour ne rien vous cacher
Chef d'oeuvre et dans mon Top 3 des jeux de 2017 déjà


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Par KAOROS le Dimanche 28 Mai 2017, 14:55

likeSmall 63
Un peu de poésie dans ce monde de brute... Je veux !!!

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Par batmanmania le Samedi 27 Mai 2017, 15:35

likeSmall 46
Repenty a écrit:Très sympas, je recommande. Une touche artistique à la witness et un gameplay à la ico minimaliste. Sur ps4 pro le framerate est débloqué mais ca oscille entre 50 et 60 Fps. On est train loin de l optimisation à là Thé surge qui montre clairement que la ps4 pro est sous exploitée. En esperant que ça change avec l 'arrivée de la scorpio


Merci pour cet vis, je l'achète a la fin du mois de Juinn, pas de sous en ce moment.


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Par olimann le Samedi 27 Mai 2017, 15:11

likeSmall 392
Je n'ai plus aucun doute, j’achète ! :D

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Par Sama-El le Samedi 27 Mai 2017, 14:53

likeSmall 9
Intéressant ça serait sympa d'avoir une demo,les tests sont partagés entre tres bon et mediocre.
Parcontre faut arrêter de mettre en avant ce genre de prix...évidemment qu il est à moins de 35 euros c'est deja plutôt élevé pour le type produit vendu.


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Par agora666 le Samedi 27 Mai 2017, 14:45

likeSmall 305
Très tentant...mais un poil cher pour la durée de vie proposée. J'attendrais une baisse de prix pour craquer...

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Par otaku38 le Samedi 27 Mai 2017, 10:42

likeSmall 97
je préfère un 30fps constant qu'un 60 avec des chutes .
malheureusement le jeu souffre de chute de frame rate sur ps4 pro .
je ne comprend pas pourquoi sony ne finance pas se genre de jeu et sonne plus de moyens a cette équipe de développeur .
ah si je comprend : le jeu intéresse personne
pour ma part il est avec last of guardian les meilleurs jeux sur ps4


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RiME

Jeu : Action/Aventure
Editeur : Grey Box
Développeur : Tequila Works
26 Mai 2017

26 Mai 2017

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