Il y a un an, quasiment jour pour jour, Electronic Arts et Criterion Games mettaient au monde Burnout Paradise, la nouvelle itération du jeu de courses arcade par excellence. Avec son nouveau concept basé sur l’openworld et la liberté offerte au joueur, Criterion Games s’adaptait aux exigences du moment. Si le titre n’est pas parvenu à convaincre toute la communauté des gamers, il a néanmoins permis aux adeptes de la tôle froissée de récupérer des bonus supplémentaires loin d’être insignifiants. Pris dans un élan de générosité, Electronic Arts a décidé d’intégrer tous ces suppléments dans une toute nouvelle version : l’Ultimate Box. La boîte ultime est-elle vraiment à la hauteur de sa réputation ? La question ne se pose même pas, surtout pour ceux qui avaient fait l’impasse sur le jeu d’origine. Car en plus du contenu de base, déjà fort complet, cette nouvelle édition se fend également du pack Cagney sorti l’été dernier et qui permettait de profiter de trois nouveaux modes de jeu online ("Stunt Run", "Marked Man", "Road Rage"), de 70 challenges en plus, de conduire deux nouveaux modèles de voitures, mais aussi de corriger les quelques bugs résiduels qui restaient. Une belle mise à jour à laquelle se rajoutait quelques mois plus tard le pack motos qui permettait de piloter des deux-roues dans Paradise City. Une première pour la série Burnout qui ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour la suite. Le pack incluait également un cycle jour/nuit et une gestion dynamique de la météo qui ne faisait qu’améliorer le contenu, désormais incontournable. Mais le principal intérêt de ce Burnout Paradise : The Ultimate Box réside surtout dans le mode "Paradise Party", développé spécialement pour satisfaire tous ceux qui étaient frustrés ne pas pouvoir jouer en multi en dehors du mode online. Prenant aux mots les râlements des joueurs, les développeurs se sont donc donnés la peine de corriger le tir, mais à moitié. Car s’il est bien possible d’inviter des amis à la maison pour mesurer ses performances, mieux vaut être patient car le "Paradise Party" n’autorise que les parties à tour de rôle. Toujours pas d’écran splitté, aucun mode de jeux véritablement excitant, tout ce qui faisait le charme des premiers Burnout et plus particulièrement du troisième opus s’est volatilisé. Evidemment, cela ne changera en rien les qualités intrinsèques du produit qui, on aime à se répéter, reste une valeur sûre sans sa catégorie.
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