On ne vous fera pas le supplice de vous parler de la genèse d’Alvin et les Chipmunks, simplement pour gonfler les paragraphes de ce papier, d’autres sites s’en sont déjà occupés. Quant à l’histoire du jeu, elle s’inspire bien évidemment du scénario assez risible du film qui consiste à faire de ces trois écureuils d’une absolue banalité des stars du rock, et ce malgré leur voix atrocement aiguës. Evidemment, avec une histoire qui a un lien direct avec la musique et tout particulièrement le rock, difficile pour les membres du studio Sensory Sweep de ne pas aller loucher du côté de la concurrence actuelle. Pas étonnant alors de voir des similitudes avec la série Guitar Hero, aussi bien dans ses mécanismes qu’au niveau de certains aspects du gameplay. Mais en l’absence de guitare ou autres instruments de musique, l’intérêt tombe subitement à plat, surtout quand on se rend compte que c’est à l’aide des quatre boutons de tranche qu’il va falloir valider les pseudo-notes de musique qui défilent à l’écran. Pour ce faire, rien de plus simple (du moins sur le papier), puisque l’objectif consiste à valider les étoiles qui défilent du centre de l’écran vers les quatre cercles situés aux quatre coins de l’écran. Ces derniers se distinguent par leur couleur (vert, bleu, orange, mauve) et chacun de ces cercles correspond à une touche bien précise de la manette. Evidemment, tout porte à croire qu’il est juste question de rythme pour pouvoir s’immiscer complètement dans l’ambiance folle du jeu. A priori oui mais a fortiori, ce n’est pas le cas ici. A l’instar du Boogie d’Electronic Arts, à aucun moment les notes qui défilent à l’écran ne sont en rythme avec le tempo, si bien qu’on se retrouve assez souvent déboussolé. Pire encore, l’habillage ultra coloré se mélangeant avec les notes de couleur, il est assez difficile de se repérer dans ce capharnaüm visuel. Ceux qui comptaient se rattraper sur la playlist risquent de déchanter puisque dans un souci d’authenticité, les concepteurs du jeu ont voté à main levée la reprise de tous les morceaux par les Chipmunks grand consommateur d’hélium, ce qui leur procure cette voix si stridente et insupportable. Histoire de continuer dans cet élan de médiocrité – et le mot est faible – sachez également que les modes de jeu se comptent sur les doigts d’une main et que la durée de vie ne dépassera pas la journée de jeu. On pensait qu’Electronic Arts avait touché le fond avec Boogie, mais avec Alvin et les Chipmunks, le jeu musical s’enlise dans la vase…
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