Sans surprise, Code Lyoko : Plongez vers l'infini reprend le scénario original pour que les fans retrouvent leurs marques facilement. Ulrich, Odd, Yumi et Jérémie mènent une double existence. Collégiens dans la vie de tous les jours, ils découvrent l'existence de Lyoko, un univers virtuel menacé par une intelligence artificielle néfaste nommée X.A.N.A.. Gardienne du royaume devant l'éternel, et désignée comme étant la seule capable d'éradiquer l'attaque virale grâce au Code Lyoko, Aelita va s'allier aux quatre adolescents pour libérer les territoires - et accessoirement les tours - des monstres qui les ont envahis. Code Lyoko : Plongez vers l'infini s'avère rapidement répétitif, avec des zones à nettoyer systématiquement pour déclencher des mécanismes d'école. Cela dit, certaines phases - notamment celles avec les plate-formes mouvantes - nécessitent un doigté de papa pour ne pas tomber dans le vide. En termes de gameplay, le titre puise son intérêt dans les pouvoirs - ou Triplicata - que possède chacun des personnages. Ulrich, par exemple, est capable de créer des doubles virtuels pour briser des blocs de pierre, ou slasher certains ennemis en un seul coup. Aelita, quant à elle, peut congeler ses adversaires en tournoyant la Wiimote au-dessus de sa tête. Sympathique pour les bambins. Petit coup de coeur pour Odd qui peut contrôler le temps à sa guise, même si le rendu visuel n'atteint pas des sommets. Naturellement, on accédera à d'autres capacités au fur et à mesure que l'on avance dans la quête, histoire de varier les plaisirs et intégrer des énigmes annexes dans les levels. Certains passages se retrouvent donc inaccessibles lors du premier passage, un moyen comme un autre pour obliger le joueur à débloquer les skills qui correspondent pour pouvoir progresser. La réalisation de Code Lyoko : Plongez vers l'infini est épuré au possible, avec des niveaux en 3D qui font dans le minimaliste. Aucun effet ne venant séduire la rétine, ce sont les couleurs flashy qui se chargent de la crever gentiment. Gentil. Plus sérieusement, on frise la géométrie pour ne pas dire le ridicule tellement les horizons s'apparentent à des formes polygonales qui n'ont aucune gueule. Si on peut supposer qu'il s'agit-là d'un choix artistique compréhensible, on pardonne par contre plus difficilement les phases en Navskids qui ne ressemblent à rien du tout. Le système de lock auto enlève tout le challenge qu'auraient pu comporter les sessions sous-marines. Dommage. Pour finir, on évoquera les caméras rouillées difficilement maniables. Comme souvent dans pareil cas, les sauts dans le vide se multiplient à la vitesse de la lumière. Encore heureux que les vies se comptent à l'infini.
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