Inutile de renier les qualités de Syphon Filter : Dark Mirror qui nous avaient comblé il y a un peu plus d’un an, ce n’est pas notre but. D’ailleurs le passage de la PSP à la PlayStation 2 s’est opéré sans le moindre heurt, techniquement tout à été parfaitement restitué. Ce qui ne veut pas pour autant dire que ce qui était de bonne qualité sur le format nomade l’est également sur console de salon. Premièrement, ce qui était beau il y a un an et demi sur portable ne l’est plus sur notre téléviseur familial. L’animation grotesque, les modélisations approximatives, ou les expressions toujours aussi figées sont ici mises en exergue par la taille de l’écran et témoigne du caractère expéditif de ce portage. Dans le même ordre d’idée, les carences du gameplay se font bien vite sentir. Autant le format PSP pardonnait pas mal de choses, d’autant plus que l’aventure est très plaisante, autant ici, il y a de quoi pester face à la rigidité de Logan. Incapable de se montrer efficace au corps à corps, il n’est pas non plus le plus habile au moment de se faufiler habilement dans les lignes ennemies. La présence du second stick analogique de la DualShock est, certes, appréciable pour ajuster la visée, mais le tout reste tout de même un peu trop léger. On vous passera le chapitre sur le background série Z dont dispose la série, il n’a jamais été un argument de vente, pour souligner un autre point noir de cette conversion : l’absence du tant apprécié mode online. On savait le jeu court, mais de là à l’amputer de son seul attrait en terme de replay value à de quoi susciter quelques interrogations. Avouons que malgré l’I.A. à la traîne de nos terroristes en herbe d’ennemis, on prend encore plaisir à aligner les cadavres un à un, au gré des head shots toujours aussi agréables à ajuster. Reste maintenant à voir si pour un si mince plaisir, vous serez prêt à délier les nœuds de votre bourse et de la délester de 50 euros…
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