A vrai dire, je sais déjà que peu de gens vont se sentir autant attirés vers ce topic que le sont les vacanciers par les plages, m'enfin bon je m'en fous ; j'ai envie de parler de Houellebecq, alors j'en parle, mortecouille.
Commençons par une brêve bio de l'auteur ; parce qu'il le vaut bien.
Michel Houellebecq est né en 1958, mais pas sous le nom de Houellebecq ; ce patronyme est celui de sa grand mère chez qui il a passé son enfance, ses parents l'ayant rapidement ignoré. Après la mort de sa grand mère, il obtient un diplôme d'agriculteur agronome, puise se marie ; l'alliance tournera en fiasco malgré la naissance d'un fils. S'ensuit une joyeuse période de dépression qui le mène à plusieurs reprises en milieu psychiatrique.
Michel Houellebecq se met à écrire vers 20 ans, d'abord des poèmes, puis un essai sur Lovecraft, l'écrivain qui a marqué son adolescence (Lovecraft, contre le monde, contre la vie). Son premier roman, Extension du Domaine de la Lutte, paraît en 94, suivi par Les Particules Elémentaires, qui remporte un succès phénoménal. Plateforme, son troisième roman, est sorti en 2001, avec le même succès. C'est d'ailleurs avec ce roman que Houellebecq a vaiment connu la médiatisation, après avoir déclaré dans une interview que l'islam était la religion la plus con ; phrase qui lui a valu un procès (dans lequel il a été acquitté ; ses propos ne visaient pas les musulmans mais le dogme musulman ; il n'y avait donc pas diffamation). Coup de chance, cette affaire est survenue quelques jours avant les attentats du 11 septembre, qui ont non seulement étouffé la polémique mais aussi fait converger tous les regards du monde vers les islamistes (et donc, par amalgame, vers les musulmans) ; d'autant plus que Houellebecq prophétise dans Plateforme les attentats islamistes qui sont intervenus quelques mois plus tard à Bali.
L'écriture de Houellebecq est caractéristique ; généralement à la première personne (sauf dans les Particules), elle a le mérite de nous faire vivre de l'intérieur l'existence médiocre et inintéressante du quadragénaire français moyen, très moyen. Houellebecq, et c'est là qu'il est très fort, ne parle ni des riches ni des pauvres, seulement des classes moyennes ; en clair de ce que nous serons tous ou presque plus tard : profs, informaticiens, bref des gens normaux.
Apparemment plate, l'écriture de Houellebecq est pourtant merveilleuse. Il y a déjà son expérience en tant que poête (même si j'aime moyennement ses poèmes, m'enfin bon) qui lui fait ciseler ses phrases exactement comme il faut. Généralement, les romans de la Miche sont déprimants, drôles d'un cynisme absolu, intelligents d'une analyse sans pitié et incroyablement émouvants, mais surtout déprimants ; lecture déconseillée en période de cafard. D'un point de vue du fond, les romans de Houellebecq sont essentiellement composés d'analyses sociologiques (beaucoup), de sexe (énormément), d'humour (un paquet) et de provocation.
Tout ça m'amène à vous parler de son prochain livre, Possibilité d'un île, dont personne ne sait quoi que ce soit à vrai dire. Tout au plus sait-on qu'il y sera question de sectes, de sexe (moins, assure l'auteur) et, comme toujours, d'un homme quadragénaire moyen.
Ce topic est destiné à ceux qui ont lu du Houellebecq, et ont aimé ou détesté, à ceux qui comptent en lire et qui voudraient en savoir plus, bref à un peu tout le monde en fait, vu que les personnes appartenant à l'une des deux catégories précitées risquent de ne pas être nombreuses.
Cet auteur me chagrine. Je n'ai lut aucun de ses livres et ne le connait pas (donc je ne sius pas en mesure de juger).
Mais dire que que l'islam était la religion la plus "con" et pour moi un manque de respect incroyable face à toute une population. Attaquer la croyance d'un Homme s'est s'attaquer à cet Homme. Je ne cherche pas a polémiquer mais c'est juste que dire une tel chose pour quelqu'un qui me semble asser intelligent est asser perturbant. C'est pour cela qu'il y a des chances que je lise son livre (s'il n'est pas trop chère).
_________________ Neolei : Modérateur de la honte!!!!!!!!!
Pour ma part j'avoue que c'est une phrase que je ne cautionne pas. Ceci dit, il a avoué récemment qu'il regrettait d'avoir tenu ces propos, qu'il ne visait pas les musulmans mais la religion musulmane, mais qu'il comprenait que des musulmans même non-croyants puissent se sentir offensés. Mais dans un Etat laïc, pouvoir critiquer la religion est la moindre des libertés, c'est ce qu'il a fait ; après tout on n'emmerde pas les athées quand ils disent qu'ils estiment que les religions révélées sont des absurdités (ce que dit aussi Houellebecq, puisqu'en disant "la religion la plus con", il sous-entend que les autre le sont aussi).
Personnellement, je tiens à le préciser, ce que j'aime chez Houellebecq, c'est, bien plus que le personnage (que j'apprécie aussi pour son côté très intriguant ; il est vraiment fascinant à écouter dans les interviews), ses écrits.
Je ne sais pas s'il sera encore question d'islam dans son prochain roman, a priori non ou bien moins qu'avant (sachant qu'avant, ce n'était déjà pas le thème central de ses bouquins mais juste un thème périphérique). Après cela, même s'il s'agit de récits à la première personne, ils n'en sont pas moins fictionnels, et du coup on ne peut pas identifier clairement Houellebecq au narrateur, même si Houellebecq lui-même serait vraiment l'acteur idéal pour les interpréter dans des adaptations cinématographiques ; il n'aurait pas besoin de jouer.
Le buzz autour de La Possibilité d'une île commence à se faire sentir. Au risque de te décevoir Yoko, il semblerait que le prix du bouquin se situe autour de 20 €, ce qui est un tantinet cher. Ceci dit, le transfert de Houellebecq de Flammarion vers Fayard a coûté à ce dernier 1.5 millions d'euros, il faut bien rentabiliser cet achat qui correspond un peu au transfert de Beckham au Real Madrid.
Houellebecq sera le 31 août prochain, date de parution du livre, l'invité de PPDA au 20h00 de TF1.
La période post-31 août sera marquée par la réedition d'ancviens ouvrages de la Miche, à commencer par Lovecraft, contre le monde, contre la vie puis le vertigineux Extension du Domaine de la lutte.
Comme souvent, le milieu de la littérature commence à s'agiter, à et se pose des questions toutes plus fondamentales les unes que les autres : Houellebecq sera-t-il le Goncourt 2005 ? (Ce prix lui avait été refusé en 2001 pour Plateforme). Beigbeder, son ami et ancien éditeur chez Flammarion, affirme que oui. Fernando Arrabal, autre ami de Houellebecq, se pose même la question dans L'Express du 31 juillet de savoir si La Possibilité d'une île n'est pas smplement le plus grand roman de ce nouveau millénaire.
Bref, tout le monde en parle, et ça me fait penser que rien ne me plaîraît plus que de voir Houellebecq chez Ardisson pour le premier Tlmp de la saison. A prévoir aussi, une apparition chez Guillaume Durand dans Campus ; on se souvient que la première de cette émission s'était faite avec Houellebecq comme invité d'honneur, au moment de la sortie de Plateforme.
En clair, on n'a pas encore fini de parler de lui, et même si Houellebecq affirme que son nouveau roman est moins polémique que Plateforme, je ne serais pas étonné de voir ce livre lancer quelques débats à la télévision, pour le plus grand plaisir des journaleux et de Houellebecq qui pourra vendre des milliers de bouquins et ainsi satisfaire Fayard, qui doit grandement s'inquiéter du succès du roman.
Hop, un nouvel up ; il risdque d'y en avoir de plus en plus souvent jusqu'au 31 août, avec cet article publié sur Yahoo.fr:
PARIS (AFP) - Michel Houellebecq vole déjà la vedette aux 662 autres fictions de la rentrée littéraire, dix jours avant la sortie de "La possibilité d'une île", gros roman d'anticipation auquel est déjà accolé le mot "polémique".
Rarement, un roman et son auteur auront connu un lancement aussi fracassant: la plupart des grands médias écrits qui, pourtant, sont loin d'avoir tous aimé ce livre, ont décidé dès la mi-août de leur consacrer une très large place.
Ce roman, tiré à 200.000 exemplaires et qui sortira simultanément dans plusieurs pays, met en scène un personnage contemporain, Daniel, et ses clones, des "néo-humains" qui souffrent d'avoir renoncé à leur part d'humanité.
Certains y verront une décapante méditation philosophique, d'autres une géniale dénonciation du prêt-à-penser contemporain et d'autres enfin les provocations d'un vieux râleur frustré, obsédé par les fellations.
Des voix, parmi les plus influentes de la république des lettres, soutiennent déjà ce roman pour le Goncourt. Après François Nourissier qui l'a "aimé" et votera pour lui le 3 novembre, c'est au tour de Philippe Sollers (qui n'est pas juré Goncourt) de juger "inévitable" qu'il remporte le prix, récompense ratée de peu en 1998 avec "Les particules élémentaires".
"Le train Houellebecq est donc parti à vive allure. A part son étonnante plongée dans la cinglerie d'une secte, un des aspects les plus intéressants du livre a trait à la hantise du vieillissement, à la poursuite d'un rêve éternel de jeunesse, à la croyance éperdue dans la toute-puissance de la sexualité", résume Sollers qui qualifie le livre d'"excellent".
Deux opinions qui contrebalancent les critiques de l'académicien Angelo Rinaldi, le jugeant "aride et obscur", et de Jacques-Pierre Amette (Goncourt 2003), qui le considère "assommant".
Dans le Journal du Dimanche, Bernard Pivot, nouveau juré Goncourt et homme de bon sens, ironise sur "le vacarme considérable" autour de ce livre pas encore paru. Il se moque des critiques et des journalistes "fous d'impatience, excités par la crainte de n'être pas les premiers à le pourfendre ou à le louer". Il donnera son avis la semaine prochaine. [ndmoi : +1 Nanard]
Son journal n'a, en tout cas, pas pu attendre et a titré en Une "La polémique Houellebecq", en référence à des extraits du roman, déjà reproduits dans la presse.
Sur la gauche: "le seul contenu résiduel de la gauche en ces années, c'était l'antiracisme ou plus exactement le racisme antiblancs".
Sur le sida: "une opportunité historique exceptionnelle de dépeuplement raisonné s'était offerte au début du 21ème siècle (...) à la fois en Europe - par le biais de la dénatalité - et en Afrique par celui des épidémies et du sida".
Sur Karl Lagerfeld: "parfait dans le rôle d'un Teuton des origines", Michel Onfray: "indigent graphomane" ou Marc-Olivier Fogiel: "cette petite merde" [ndmoi : Houellebecq chez Ardisson, c'est désormai presque certain ^^)
Sur la canicule: "seul un pays authentiquement moderne était capable de traiter les vieillards comme de purs déchets".
Sur le clonage: les hommes "veulent des enfants et des enfants semblables à eux afin de creuser leur propre tombe et de perpétuer les conditions du malheur. Lorsqu'on leur propose (...) d'avancer sur un autre chemin, il faut s'attendre à des réactions féroces".
Le livre évoque, dans un de ses morceaux de bravoure, la secte des "Elohimites", mouvement ressemblant aux Raéliens, qui prétendirent en 2003 avoir créé le premier clone humain.
Je me permets pour une fois le copier/coller, n'ayant pas très envie de tout reformuler.
J'ai acheté ces deux derniers jours quatre magazines : Technikart, L'Express, Marianne et Lire: ; ce dernier consacrait sa couv' au "mystère Houellebecq" ; Technikart et Marianne avaient placé un encart en couverture, le premier évoquant "la vie secrète de Houellebecq", le second abordant le "scandale Houellebecq". L'Express, quant à lui, ne faisait aucun fumage en couverture mais consacrait trois pages de critique à La Possiblité d'un île. C'est d'ailleurs ce qui démarque ce mag des autres, ces derniers (sauf Lire qui a en fait republié la critique de L'Express) se contentant d'alimenter une polémique autour de l'écrivain.
La polémique, parlons-en puisque c'est ce qui interpelle tous les journalistes en ce moment. Il existe deux points communs entre les articles de ces magazines : 1) Ils affirment la futillité d'un débat autour de Houellebecq lui-même alors qu'on ferait mieux de parler de son bouquin; 2) Ils se contredisent en n'évoquant que peu le livre par rapport au foin qu'ils font sur l'auteur lui-même, et surtout ils nourrissent eux-mêmes la polémique qu'ils disent vouloir éviter. A noter que ces points communs existent aussi entre les mags cités et le présent topic.
Le problème de cette polémique est qu'elle n'existe pas. Finalement, on assiste aujourd'hui à la polémique suivante : faut-il polémiquer sur Houellebecq ? Tout le monde s'accorde à dire que non, mais tout le monde le fait quand même, moi y compris. Le pire dans ce cas est Marianne, qui compte bien vendre son mag en parlant en couv de "scandale" alors qu'au final ce sont deux pages qui sont consacrées à la Miche, pour conclure que cette polémique est bien inutile.
Il faut dire qu'en réalité peu de personnes ont pu lire ce livre, sauf quelques privilégiés, et c'est là dessus que repose la machine commerciale de La Possibilité d'une île. Du coup, on parle de scandale ; l'éditeur entretient volontairement le mystère pour faire monter la pression, et surtout il y un véritable cercle vicieux : soit on s'outre publiquement de la surmédiatisation du bouquin en y participant, soit on ferme sa gueule mais on ne participe plus au débat de cette rentrée littéraire, même si au final on parle peu littérature dans les pages des magazines. D'où le sous-titre de Marianne : "le capitalisme contre la littérature". Il est vrai que l'on pourrait parler cyniquement d'"Extension du domaine de la thune", tant la promotion de ce livre ressemble à celle d'une lessive (comme le signalait Marianne).
A vrai dire, il s'agit surtout d'éclaircir le mystère Houellebecq, car celui-ci existe bel et bien. Le triomphe de cet homme moyen est-il dû au hasard ou bien à un programme savamment établi ? Houellebecq, chanceux ou manipulateur ? Sûrement des deux. Le plus étonnant est qu'on ne parle que de lui alors que lui n'a encore rien dit sur son livre ; c'est son éditeur Fayard (très attaché au succès du bouquin), qui parle à sa place, alimentant le buzz en distillant le livre à très peu de journalistes ; du coup peu d'entre eux pourront en faire la critique avant la sortie.
Toujours au rayon contradictions étonnantes, la sortie de La Possibilité d'une île s'accompagne de 5 biographies de La Miche. Là encore, il est étonnant de constater que toutes les bios non-autorisées dénoncent l'accaparement des médias par le nouveau Houellebecq, mais qu'elles participent à cet accaparement et, pire encore, elles en profitent pour se vendre. Bref, tout le monde dénonce tout le monde de tout ; du moment qu'on parle de Houellebecq, tant mieux pour lui comme pour nous les journaleux.
Pour autant, on n'arrivera jamais à vraiment saisir Houellebecq. Il dit être né en 58, mais est en fait né en 56. En mai, il déclare aux Inrocks qu'il a appris récemment que sa mère était morte (il n'a plus de relations avec elle), obligeant cette dernière à témogner de sa bonne santé dans "Houellebecq : enquête (non-autorisée) sur un phénomène.
Où l'on apprend également que Houellebecq a emmené Michel Polac dans une boît à partouze, que son vrai nom est Michel Thomas, et d'autres choses encore.
J'ai maintenant la flemme de résumer ce que j'ai pu lire sur La Possibilité d'une île (son pitch etc), alors que ça devrait être l'essentiel, mais je m'en chargerai dans les jours à venir.
Comme prévu, ce topic ne rencontre pas pour le moment un sucès phénoménal, mais j'ai quand même envie de l'entretenir.
Je vous conseille donc, pour que vous puissiez vous faire une idée plus précise de Houellebecq et de son bouquin, de regarder ce soir ) 22h35 sur France 2 un Campus qui lui est entièrement consacré, comme en 2001 pour la sortie de Plateforme.
Ouai j'avais vut. Je me suis dit que c'était l'occasion de me faire une idée sur lui et puis j'ai vut l'heure et n'ayant pas de magnétoscope
Alors je me suis décidé à aller le prendre dans quelques temps (mes finances sont au plus bas). Car comme l'a dit sirius sur un autre topic rien ne vaut sont propre avis.
Edit:
Bon ca y est je l'ai achheté. J'ai commencé à le lire et c'est quand même vachement compliquer.
Je sans que je vais le lire deux fois histoire de pouvoir bien le comprendre.
Par contre j'ai déjà une remarque désobligente popur lui, qui est-il pour définir que Harriet Wolff viennent dans la vie éternel?
(à moins que le Roman en tant que tel ai déjà commencé a ce moment là)
_________________ Neolei : Modérateur de la honte!!!!!!!!!
Après une cinquantaine de pages, je suis plutôt enthousiaste malgré une quatrième de couverture au slogan peu angageant et une intro qui m'a un peu déçu.
Pour l'instant, on retrouve tout ce que j'aime chez Houellebecq ; et le roman semble très (trop ?) ambitieux.
Il s'est avéré que finalement il n'était pas présent dans Campus ; on pourra par contre le voir à coup sûr ce soir (enfin cette nuit) dans Vol de Nuit sur TF1 à 00h15.
[EDIT] A propos de Harriet Wolff, j'avoue ne pas savoir s'il s'agit d'une personne fictive ou pas ; il semblerait que cet incipit soit une note de Houellebecq lui-même annonçant le point de départ de son livre. Ceci dit, il aime, un peu comme Bret Easton Ellis, inclure dans ses romans des personnages réels dans des situations fictives (je ne sais pas si tu as déjà lu les passages avec Tom Cruise, Lagerfeld puis Debbouzze et Fogiel).
Bon après avoir un peu plus lut ce roman (pas lut entre aujourd'hui et le jour de l'achat), je suis extremement décut de ce roman.
Le vulgaire vient là on ne sait pas pourquoi, le cinisme du narateur trop poussé pour être vrai, la manière de piétiner les idéologie des gens qui prouve un manque total de respect, le coté blasé lui aussi extrèmement poussé, la manière de semontérer comme superieures aux autres,...
Ici je ne parle que du narateur bien que d'après Padrino il est à la fois narrateur et écrivain.
Je vais continuer à le lire mais ces pages me sont bien peut encourageantes
_________________ Neolei : Modérateur de la honte!!!!!!!!!
De mon côté, je suis pour l'instant assez enthousiaste ; on pourra reprocher à Houellebecq de ne faire que du Houellebecq, de se cloner lui-même en quelque sorte ; j'adhère toujours autant à ce style, et finalement je n'attends pas autre chose de Houellebecq que du Houellebecq.
En fait j'aime tout ce que tu reproches, Yoko. Peut-être que tu le prends trop au premier degré.
On retrouve ici le héros, ou plutôt antihéros houellebecquien, qui est effectivement un Houellebecq poussé à l'extrême ; il est d'ailleurs impossible de ne pas faire de parallèle entre la vie de Daniel1 et celle de Houellebecq quand on connaît un peu l'histoire de ce dernier.
Ceci dit, pas de grande surprise dans ce livre pour le moment ; j'attends beaucoup de la fin ; c'est d'habitude ce que Houellebecq réussit le mieux, et c'est souvent elle qui donne le sens de tout ce qui précède.
littérairement parlant il s’agit bien du livre majeur de cette rentrée littéraire. Il convient d’expliquer pourquoi, exprimer ce que la possibilité d’une île est, et surtout ce qu’il n’est pas.
Ce n’est pas un livre de science-fiction, du moins pas dans de plus grandes proportions que les particules élémentaires où déjà il était largement question de manipulations génétiques destinées à créer une race de surhommes. Daniel raconte sa vie. Chaque chapitre se conclut par les commentaires de Daniel 24, puis Daniel 25, ses lointains clones. Ces commentaires sont courts, une à deux pages. Rien à voir donc avec la bouillie de Maurice Dantec, Cosmos Incoporated.
_________________ Rédacteur sur http://www.fousdexbox.com
Tout ce qu'on dit sur lui m'intéresse, mon père lit tous ses romans, il est en train de lire "la possibilité d'une île". Il le compare même à Louis Ferdinand Celine, dans le sens où ses textes déclenchent autant les passions...je lirai Houellebecq dès que j'aurai achevé la lecture de "Anges & Démons"(peut-être même vais-je l'interrompre, ce livre est moyennement intéressant).
Il s'emblerais donc que ce livre ne soit pas fait pour moi.
C'est quand même hypersexuel comme bouquin (sent qu'il va il y avoir du monde qui va s'interesser à ce livre d'un coup). Un peu à la manière de Douches Froides que je n'ai pas non plus aimé.
_________________ Neolei : Modérateur de la honte!!!!!!!!!
J'ai fini de lire La Possibilité d'une île, mais je n'en tire un bilan -provisoire- que maintenant parce que je laisse un peu le temps de décanter.
Certes Houellebecq se clone lui-même, ou en tout cas clone son style, mais avec beaucoup de talent, et au final il me semble assez nettement que la possibilité d'une île est un grand roman ; la fin, comme je le pressentais, m'a fait ressentir une certaine émotion et j'ai retrouvé avec joie l'humour houellebecquien au top ; bref je conseille ce livre à tout le monde, sauf évidemment aux allergiques qui ne pourront pas apprécier Houellebecq avec ce bouquin.
Les raëliens, certainement pour récupérer le succès du livre, ont félicité Houellebecq pour ce roman ; ils n'ont pas du bien le lire puisque l'auteur ne fait absolument pas une description méliorative de la secte des Elohims (que l'on assimilera immanquablement à celle de Raël) ; néanmoins, pour la première fois, il la traite comme toute autre religion, c'est-à-dire qu'étant athée il n'y croit absolument pas mais considère qu'il y a dedans des idées intéressantes. Cela étant, il ne donne pas non plus une vision très optimiste de ce que l'humanité est amenée à devenir par le clonage et les manipulations génétiques.
De mon côté, je fais en ce moment une sorte de colloque mais tout seul, pour déterminer quel est le meilleur de ses romans ; je reste sur Les Particules élémentaires que je me suis remis à lire avec toujours autant d'émotion ce matin ; viennent ensuite pas très loin mais sans ordre réel La Possibilité d'une île et Extension Du domaine de la lutte, puis Plateforme, indubitablement le moins réussi de tous, même si sa fin est assez émouvante (mais Houellebecq ne rate jamais sa fin, et il l'a encore prouvé avec La Possibilité ; même si ce dernier se termine de façon moins choquante que les autres, il m'a plongé dans un certai nétat de reflexion pour la soirée entière, et je vais le relire au plus vite).
A noter que Houellebecq sera demain chez Titi Ardisson, comme je le pressentais, et pour mon plus grand plaisir. C'est pas comme si c'était Desproges ; mais quand même, ça me rend tout guilleret.
Fernando Arrabal est un écrivain espagnol adorateur de Houellebecq, il lui a consacré un bouquin sorti en même temps que La Possibilité. Le livre s'appelle Houellebecq.
En googlant à la recherche de mon nom (brillante occupation n'est-ce pas), je suis tombé sur un site espagnol qui parlait du livre d'Arrabal, qui fait une liste des critiques qu'a reçu le bouquin en Europe.
On trouve donc Le Nouvel Obs, Le Figaro, toute la presse littéraire, mais également... le présent topic !
Citation:
JEUX ACTU
Así como a menudo el medio literario comienza a agitarse, a veces se plantea cuestiones más fundamentales unas que otras: ¿Houellebecq será Goncourt 2005? (Este premio le había sido negado en 2001 por Plataforma). Beigbeder, su amigo y antiguo editor en la casa editorial Flammarion, afirma que sí. Fernando Arrabal, otro amigo de Houellebecq, hasta se plantea la cuestión en L´Express del 31 de julio para saber si "La Posibilidad de una isla" no es simplemente la novela más grande de este nuevo milenio.
Comme souvent, le milieu de la littérature commence à s'agiter, à et se pose des questions toutes plus fondamentales les unes que les autres : Houellebecq sera-t-il le Goncourt 2005 ? (Ce prix lui avait été refusé en 2001 pour Plateforme). Beigbeder, son ami et ancien éditeur chez Flammarion, affirme que oui. Fernando Arrabal, autre ami de Houellebecq, se pose même la question dans L'Express du 31 juillet de savoir si La Possibilité d'une île n'est pas smplement le plus grand roman de ce nouveau millénaire.
Franz Durupt. Redactor de OteraGame (y ex-JeuxActu, deseo precisar). 2-8-05. JeuxActu.com. Rédacteur OteraGame (et ex-JeuxActu, j'aime le préciser). 02 Aoû, 2005. JeuxActu.com (FRA)
Gné ? Ils ont traduit le commentaire d'un forum pour en faire une revue de presse ? Mes poches de silicones vite !!! En plus ils se plantent totalement de sujet (JeuxActu un site de critiques littéraires ?). J'adore aussi le fait qu'ils retranscrivent ta signature du moment, à quelques semaines près on aurait pu lire en espagnol "je me suis fait hara-kiri c'est un type sympa" ! Enfin, pour que le forum JeuxActu soit cité quelque part, il fallait vraiment que ça vienne de toi