- MAXIME CHAO -
Les années passent mais ne se ressemblent pas ! Alors qu’on avait classé 2006 comme étant une année phare en titres de qualité, 2007 a tout simplement pulvérisé tous les records avec une fin d’année prolixe en hits en tout genre et ce, quelque soit les supports concernés. Paradoxalement pour moi, 2007 est l’année où mon Top 5 s’est subitement métamorphosé en Top 3… Blasé ? Peut-être… Car malgré le nombre de bombes qui sont sorties ces douze derniers mois, que mes collègues n’ont d’ailleurs pas hésité à citer dans leur sélection, seuls trois jeux m’ont véritablement transcendé en tant que gamer averti. BioShock pour son scénario captivant et son ambiance art déco exceptionnelle, Call of Duty 4 pour son immersion et son efficacité à l’épreuve des balles, et enfin Guitar Hero III pour être l’épisode le plus abouti de la série. Pourquoi ai-je alors décidé de bouder des chefs d’œuvre tels que Super Mario Galaxy, Lost Planet, God of War II ou bien encore l’excellent Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi 3 de ma sélection annuelle ? Pour la simple et bonne raison qu’une fois bouclé, ces titres ont aussitôt pris la poussière sur mon étagère… L’autre raison, plus valable celle-ci, est sans nul doute le manque de temps qui m’empêche de me consacrer pleinement à cette passion dévorante. Plus que le jeu vidéo, je retiendrai de 2007 l’arrivée de Garance, désormais la figure de proue de nos émissions hebdomadaires. Quelques mois après, c’est le grand Marcus (41 ans !) qui s’est parfaitement intégré à notre équipe de joyeux lurons, en nous proposant chaque mois des chroniques drôles et décalées, dont lui seul à le secret. L’arrivée de Hung, de Mathieu, de Jérôme, puis enfin de Laure a également permis d’injecter du sang neuf à une team qui en avait bien besoin. J’en profite au passage pour saluer deux hommes de l’ombre, à savoir Baptiste, notre reporter de l’extrême, mais aussi Pyms, à qui l’on doit la direction artistique de JeuxActu Magazine. Cela peut paraître un brin solennel, mais merci à cette fine équipe d’être aussi soudée et surtout aussi délirante. C’est un vrai plaisir.
1 – BioShock (PC, Xbox 360)
Si je devais retenir qu’un seul jeu cette année, c’est bien celui-là ! Maîtrisée de bout en bout, l’œuvre de Ken Levine est une perle rare, un joyau d’une valeur inestimable. Avec son ambiance exceptionnelle, ses décors art-déco magnifiques, son scénario bien écrit et avant tout captivant, BioShock a en sus le culot de nous offrir un gameplay d’une intelligence inespérée. Pour une fois dans un FPS, il va falloir apprendre à composer avec ses armes, ses pouvoirs et surtout l’environnement qui nous entoure. Faire réfléchir le joueur, tout en lui proposant une action présente et soutenue, voilà le pari que s’était fixée l’équipe d’Irrational Games, devenu entre temps 2K Boston. Avec Shadow of The Colossus, il est le seul jeu qui m’a fait reconsidérer le choix de devoir abattre un ennemi, ces fameux Big Daddies, dont le dévouement aux Little Sister est d’une émotion absolue. Chapeau bas.
2 – Call of Duty 4 : Modern Warfare (PC)
Comme me l’a soufflé Grant Collier lors de son passage à Paris, le véritable Call of Duty 3, c’est celui-ci et pas un autre ! Modern Warfare marque le retour des développeurs originaux aux affaires et nous prouve qu’ils n’ont rien perdu de leur superbe, bien au contraire ! Si le concept reste inchangé, s’il n’est finalement qu’un FPS ultra scripté, si sa durée de vie n’est que de courte durée, Call of Duty 4 : Modern Warfare demeure cependant l’aboutissement de ce qui se fait de mieux dans le genre. Beau, efficace, intense et doté d’un multi qui a supplanté Halo 3 sur son propre terrain, Call of Duty 4 offre une expérience proche de ce qu’on ressent lorsqu’on mate un bon film de guerre.
3 – Guitar Hero III : Legends of Rock (Xbox 360)
Attendre que les créateurs originaux mettent les voiles chez la concurrence pour que la franchise se transcende, avouez que c’est un comble. Neversoft succède à Harmonix Music Systems, et avec l’aide de RedOctane nous offre un troisième épisode de Guitar Hero tout simplement magnifique. Non seulement, nous avons enfin le droit aux morceaux originaux, dont certains ont été ré-enregistrés rien que pour le jeu, mais en plus le choix de la playlist est tout simplement divine. On pestait contre l’absence de chansons fédératrices, il suffisait simplement de se faire entendre pour que notre vœu soit exaucé. Et puis enfin, nous avons également eu le droit à une guitare, certes toujours en plastique, mais qui ressemble enfin à quelque chose. Parce que bon, c’est bien de nous filer des jouets Playskool, mais quand on a 30 piges, on n’a pas forcément envie de passer pour un abruti fini.
COUP DE CŒUR
Vélib’

Inutile de chercher un quelconque lien avec le jeu vidéo, il n’y en a pas, ou alors très peu. Sceptique lorsque Bertrand Delanoë a présenté le concept la première fois, je me suis finalement laissé convaincre quelques jours après son lancement en juillet dernier. Depuis, c’est le coup de foudre ! Il ne se passe pas une seule journée où je n’enfourche pas mon vélo, la crinière au vent et mon casque Bose sur les oreilles. Vélib’ m’a permis dans un premier temps de remplacer ma voiture sauvagement dérobée un soir de mois de juin, mais aussi de redécouvrir Paris sous un angle nouveau. Mieux encore, Vélib’ m’a surtout permis de feinter les grèves lancées par les cheminots le mois dernier et de pouvoir me rendre à la rédac’ en moins d’une heure, montre en main. Il faut bien admettre que le vélo conjugué à une ligne 14 automatisée est un cocktail efficace pour contrer à sa façon ces grévistes habituels, à qui j’envoie d’ailleurs mes salutations les plus distinguées.
- LAURELY BIRBA -

Désigner, à titre personnel, les cinq jeux les plus marquants de l'année écoulée est un exercice à forte valeur subjective, délicat aussi, puisqu'il est naturellement difficile de jouer à tous les titres sortis pendant ces douze mois. BioShock, The Legend of Zelda : Phantom Hourglass, Kane & Lynch : Dead Men, Call of Duty 4 : Modern Warfare, WipEout Pulse, Crysis, Blue Dragon ou bien encore Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi 3 sont autant de titres qui m'ont filé entre les doigts, et que je décortiquerai par pur plaisir une fois les fêtes digérées. 2007 a incontestablement été l'année de la Wii. Nintendo a su populariser le jeu vidéo dans les foyers, en arrosant le marché de jeux dits casual s'adressant aussi bien aux non-joueurs qu'aux initiés. Une performance qui mérite d'être saluée, d'autant plus que les hardcore-gamers n'ont pas été oubliés, ou presque pour ne froisser personne. La PlayStation 3 qui baisse sa culotte avec un tarif passant de 599 € à 399 €, et la Xbox 360 qui a confirmé son potentiel entrevu en 2006, voilà mon analyse du marché vidéoludique cette année en une phrase une seule. Sans chauvinisme aucun, 2007 aura été l'occasion pour toute l'équipe de JeuxActu de vous proposer toujours plus de contenu, avec l'intronisation de nouvelles émissions telles que Marcus a dit, STAR SELECT ou bien encore la rubrique ZapActu ; sans oublier la ravissante Garance qui a donné une toute autre dimension à JeuxActu TV. Forcément, on vous réserve d'autres surprises pour 2008, avec cet indéfectible enthousiasme qui caractérise les membres du staff, même en alignant les nuits blanches et supportant les ronflements de Maxime. L'année prochaine, de très gros titres sont attendus sur les trois machines : Mario Kart Wii, Midnight Club : Los Angeles, Grand Theft Auto IV, Metal Gear Solid 4 : Guns of The Patriots, Killzone 2... Oui, 2008 va faire mal, et nous avec.
1 - Super Mario Galaxy (Wii)
Galactique.
2 - God of War II (PS2)

On pourra sans doute lui reprocher son manque d'innovation par rapport au premier opus, mais God of War II prouve de la plus belle des manières que la PS2 est encore capable de mettre des coups de pression aux voisines du next-gen. Plus brutal, plus gore, baignant dans une réalisation rendant Kratos encore plus divin, God of War II est digne de la mythologie grecque, un luxe que seuls les très grands peuvent s'offrir. On attend déjà avec impatience God of War III sur PS3, avant de se raser les cheveux une bonne fois pour toute.
3 - Metroid Prime 3 : Corruption (Wii)

Deuxième titre Nintendo à figurer dans mon Top Five 2007 - rangez vos accusations de corruption -, Metroid Prime 3 : Corruption est un must have en puissance si l'on possède une Wii. Pas de réelles innovations artistiques par rapport aux deux chapitres précédents, mais une profondeur scénaristique et une mise en scène fabuleuses, au service d'un gameplay léché qui exploite intelligemment les fonctionnalités uniques de la Wiimote et du Nunchuk. Amorcée sur GameCube, la trilogie Prime ne pouvait rêver meilleur point final.
4 - Assassin's Creed (Xbox 360, PS3)
Sans doute LA licence qui aura marqué cette année 2007, un moindre mal lorsque l'on connaît tout le tapage médiatique qui a été fait autour d'Altaïr et de la confrérie des Assassins. Alors que Jade Raymond et Ubisoft nous annonçaient un titre légendaire, nous aurons eu droit finalement qu'à un titre bien fichu, handicapé par un manque de finition évident, notamment au niveau de l'I.A.. Cela dit, Assassin's Creed se présente comme une expérience unique à vivre si l'on ne veut pas mourir con. Tout simplement.
5 - Virtua Fighter 5 (Xbox 360, PS3)
Même si ma préférence en termes de fighting tridimensionnel - droits d'auteur réservés - va à la série Soul Calibur, difficile de ne pas évoquer le cas Virtua Fighter 5 lorsque l'on est un inconditionnel du genre. En attendant Tekken 6, Soul Calibur IV ou bien encore Street Fighter IV, l'oeuvre de Sega-AM2 fait actuellement figure de référence dans le royaume de la baston 3D. Certes, son coté élitiste pourra en rebuter plus d'un, mais c'est le prix à payer si l'on veut ensuite se frotter en ligne à la crème des hardcore gamers sur Xbox 360. Du grand art.
COUP DE GUEULE
Les footballeurs du dimanche
Plus que les années précédentes, 2007 aura été une saison riche en footballeurs du dimanche, ceux-là mêmes qui s'amusent à chambrer les collègues au bureau, ou le pote en bas de la cité, alors qu'ils ne savent même pas ce qu'est un une-deux, et encore moins un hors-jeu. Le footballeur du dimanche, un microbe incapable de retenir le nom des joueurs présents sur le terrain cinq minutes après la fin du match, qui prend le gardien de but pour un rempart infranchissable alors que celui de Pro Evolution Soccer arrête les frappes à bout portant d'une main, et qui ne connaît même pas la date de la prochaine Coupe du Monde. Non, le 0-4 de l'OM contre Liverpool en Ligue des Champions n'est pas la goutte d'eau qui est à l'origine de ce coup de gueule, mais se faire tailler par des incultes, il n'y a rien de plus énervant.
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