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 Le Top 2006 des rédacs



Maxime Chao   26/12/06 20:00
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Emboîtant le pas sur notre récente sélection, nos confrères et amis du jeu vidéo n’ont pas manqué de nous livrer leur Top 5 de l’année 2006, sur le point de s’achever. Bien que certaines rédactions soient une fois de plus contraintes de garder le silence, la participation à ce rituel annuel rassemble de plus en plus de personnes. On retrouve les grands habitués du dossier tels que Julien Chièze, Bertrand Jouvray ou bien encore Alex Billy, mais de nouvelles têtes font également leur apparition. Un truc complètement Star Trek. Allez, sans plus attendre, voici donc leur Top 5 des jeux qui les auront marqués cette année.


~ Julien Chièze ~ NRJ 12 / Game One

2006 fut une année de douze mois. Et en douze mois, il peut s’en passer des choses. Une révolution ne prend que quelques heures. Ainsi, avec quelques mois de retard sur la Xbox 360, c’est en 2006 que la PlayStation 3 et la Wii ont atterri. Excitation. Joie de la découverte. Les passionnés ont pu vivre un moment rare. A savourer… en attendant la suite, vers 2012. En attendant, l’heure est arrivée pour un nouveau cycle. Une guerre pas forcément ludique qui connaîtra ses vrais premiers rebondissements en 2007. N’oublions pas qu’il s’agit avant tout d’un marathon. Pas d’un sprint. Dans ce domaine, prendre un peu de recul est donc parfois nécessaire. Certes la Xbox 360 a pris de l’avance, mais clairement pas assez pour envisager la suite sereinement. Etonnant d’ailleurs de voir que malgré la richesse de son offre, la belle de Microsoft n’aura pas su susciter un enthousiasme de masse. Paradoxalement, l’arrivée de ses concurrentes pourrait d’ailleurs lui faire le plus grand bien. Joueurs acharnés et grand public vont enfin pouvoir "comparer". Faire leurs choix sur autre chose que des "il paraît que la XX est plus puissante…" "que Truc Adventure 78 sera une exclu YY". Difficile d’ailleurs de dire que le démarrage relativement poussif de la PlayStation 3 sera un vrai handicap à long terme… En revanche, cela ne fait aucun doute, la PS3 a besoin de "vrais" jeux. Et vite. Des exclus de préférence. La fuite actuelle est à ce titre plus inquiétante que de savoir que les chaînes de production ne tournent pas à pleine charge. Idem pour la Wii, véritable phénomène de cette fin d’année et bouffée d’air frais salutaire pour ceux qui aiment tout simplement s’amuser. Racée, étonnante, séduisante… la Wii donne des frissons même aux non joueurs. Tant mieux. Reste à connaître l’après Zelda, à cerner si la fraîcheur du concept survivra aux assauts HD des concurrents qui franchiront étapes visuelles après étapes visuelles dans les mois à venir. En clair, quelque que soit la voie qu’ils choisiront (ou plutôt qu’ils ont "déjà" choisi), messieurs Microsoft, Nintendo et Sony en 2007 vous n’avez qu’un objectif : faites nous rêver… en nous surprenant. Fini le temps des petites phrases marketées tout juste bonnes pour animer un E3. Tiens, d’ailleurs en 2006, l’E3 est mort. Preuve qu’un nouveau cycle a vraiment débuté…

 

 

I – The Legend of Zelda : Twilight Princess (Wii)

 

Je m’entends encore dire "Honnêtement, je me demande si je n’y jouerai pas plus sur GameCube… pour avoir des contrôles plus précis". C’était au début 2006. Depuis, j’ai près de 50 heures au compteur de ce Zelda Wii… et toujours la même excitation lorsque je brandis fièrement ma Wiimote-Excalibur ! Quelle liberté. Quelle classe. Quelle ingéniosité. Quelle épopée. Un moment de bravoure rare, un songe éveillé certes parfois très proche d’Ocarina of Time, mais si prenant, si immersif grâce à la Wii qu’il m’est difficile de ne pas célébrer ce sommet de level design et d’ambiance. J’étais de ceux qui assumait ne pas avoir succomber aux charmes de Wind Waker, non pas par ces graphismes, mais par sa "non finition", son aspect collectionnïte aiguë qui flinguait la seconde moitié de l’aventure. Aujourd’hui je suis fier de dire : Zelda est de retour. Vive Zelda (Link surtout en fait) !

 

 

II – Resident Evil 4 (GameCube)

 

Et oui, Resident Evil 4 n’est pas sorti en 2006, mais je peux vous assurer qu’il va bien rester ici, à tutoyer le firmament de mon top, à moi que j’ai. Tout simplement car je l’ai refait dernièrement. Qu’il n’a pas pris une ride. Qu’il distille toujours la même énergie sauvage. La même rage graphique. Le même frisson d’extase ludique. Pour moi, il s’agit tout simplement du plus grand jeu d’action sur console… Un titre qui a osé se réinventer, qui a pris des risques, et qui ne cesse de surprendre au fil des heures. Un bijou étonnamment moins effrayant qu’on l’imaginait, mais si accaparant qu’il en devient éblouissant.

 

 

 

 

III – Wii Sports (Wii)

 

…et par là, même la plupart des "p’tits jeux de la Wii et de la DS". Ceux qui me permettent enfin de faire des parties avec des ami(e)s absolument non gamers et de les voir sourire. Tout simplement. De les voir passer un bon moment (parfois pas plus de 20 minutes, et alors ?), et de comprendre petit à petit que "jeu vidéo" ne rime pas forcément avec "trip de polio". Le jeu vidéo est aujourd’hui pluriel. Sérieux. Tâchant. Gore. Touchant. Narratif. Tout bête. Musical. Il est pour tous, à partir du moment où on sait choisir et qu’on a envie de se divertir. A chaque âge ses plaisirs, à chaque joueur son style.

 

 

  

 

COUP DE CŒUR

 

YouTube

 

Alors oui, comme je suis très en phase avec le Time, cette année mon coup de cœur n’est pas un jeu mais un site : YouTube ! Je ne reviendrai pas sur le grand tout et n’importe quoi qu’on y trouve, mais plutôt sur la possibilité d’y trouver des milliers de vidéos de jeux vidéo… dont les fins de quasiment TOUS les jeux qui vous viennent à l’esprit. Revoir la fin de Radiant Silver Gun, celle de Final Fantasy VI ou Chrono Trigger… découvrir les multiples fins d’un Silent Hill sans avoir à le refaire 722 fois ! Quelle délice. Ne manque plus qu’une meilleure résolution, et la plus grande bibliothèque de l’histoire du gaming aura pris vie ! Merci YouTube. Merci à tout ceux qui passent leurs nuits à encoder ses vidéos ! Merci aux joueurs passionnés ! Merci à mes parents d’avoir accepter de me laisser m’épanouir dans ce que j’aimais. Love.

 

 

COUP DE GUEULE

 

Le temps qui passe…

 

Oui, j’en rêve encore. Oui, j’aurais aimé me perdre dans les méandres kanjiesques d’Okami. Je suis même aller à New York pour ramener Final Fantasy XII et espérer explorer Ivalice… mais après 4 heures de jeu, plus le temps de continuer… Si la passion est là, le temps manque. Ce temps qui donne des rides, mais n’aura jamais raison de la flamme. Paradoxalement l’année 2006 aura été celle où j’aurais peut être le moins joué (snif), surtout picoré des dizaines de jeux sans trouver le temps de les finir, mais cette année aura aussi été celle où mes frissons ludiques auront été parmi plus intenses (refaire Chrono Trigger, Zelda, Resident Evil)… du réchauffé dirons certains. Oui. Mais un bon jeu, c’est comme un bon roman, ça traverse le temps. So…


~ Georges Grouard (Jay) ~ Background

 

Ce qu’il ne faut pas faire. Une nuit blanche dans les gencives, un bouclage de Background sur le dos, un test à finir mais comment refuser une offre aussi alléchante de la part de Maxime… Allez un petit coup de café et en route vers une année de souvenirs. Année 2006 qui, à mon goût, aura été plutôt maigrichonne. A commencer par les grands jeux. Apparemment une race en voie de disparition. J’en discutais encore tout à l’heure avec mon équipe : il fut un temps, nous avions la rage car pas assez d’argent parce que trop de jeux. Aujourd’hui, il n’y a plus assez de bons titres malgré notre confort d’achat. Si je devais retenir une chose de 2006 outre le départ de l’aventure Background sera résumé en quelques titres. Probablement mon top 5. Guère plus. Je pourrais disserter des heures sur les nombreuses déceptions en revanche. Avec en première ligne, Final Fantasy XII que j’attendais comme le messie. Matsuno débarqué à 5 ans du développement, ça se ressent. Deuxième grosse déception : Children of Mana. Je n’aime pas le multijoueur. Je suis un solitaire. Par conséquent, je voyais en ce nouveau Mana une proposition au voyage, un scénario et un gameplay à la hauteur des précédents. Que nenni…

Ce n’est pas la PlayStation 3 qui me fera changer d’avis en tout cas avec un line-up aussi pauvre qu’inintéressant. Entre un Genji 2 loupé, un Resistance sympathique sans être exceptionnel et un Ridge Racer en demi-teinte, il est évident que la console de Sony ne pourra me satisfaire qu’avec les jeux que tout le monde attend : Devil May Cry 4, Metal Gear Solid 4 : Guns of The Patriots, Final Fantasy XIII, Final Fantasy Versus XIII etc. Les bonnes vieilles licences, certes, mais qui ont le mérite de ne pas tromper sur la marchandise. Quoique, depuis l’échec Final Fantasy XII, j’en viendrais presque à me méfier de n’importe quoi. En tout cas, chapeau à Microsoft qui commence à doter la Dame Blanche de grands titres et qui s’annonce affriolante pour 2007 !

En cette fin d’année, nous avons eu le droit à la Wii. Et wii, je suis définitivement conquis par ce morceau de plastique blanc. Par sa Wiimote, par son Nunchuk, et par son line-up, qui à ma grande surprise m’a fait pousser quelques râles de bonheur sur des jeux auxquels je n’aurais jamais pensé jouer auparavant : Wii Sports, Rayman contre les Lapins Crétins, le nouveau Super Monkey Ball : Banana Blitz et j’en passe… Bref, des productions qui prennent tout leur sens en famille lors d’un week-end. Le véritable ennui finalement est le manque de temps. Ce qui contraste grandement ce long paragraphe d’introduction. Le fait de ne jamais être libéré des obligations provoque un éternel problème pour savourer les bons jeux. Par conséquent, il se peut que je sois passé à côté de victuailles (Okami, Blue Dragon, Final Fantasy III, Castlevania : Portrait of Ruin) sans même m’en rendre compte. Je sais pertinemment que personne n’a lu cette intro, aussi vais-je me plier à l’exercice difficile de choisir les 5 jeux les plus marquants de l’année… selon moi. Tout en sachant que je me refuse de mettre Resident Evil 4 parce qu’il date mais qu’il conserve toujours une place à part.

 

 

I - The Legend of Zelda : Twilight Princess (Wii)

 

Vous allez le constater plus bas, je suis très “bavard” mais pour The Legend of Zelda : Twilight Princess, nous irons à l’essentiel. A mes yeux, il s’agit du jeu de l’année et sans doute du meilleur de tous les temps. Proposant un game design parfait, un level design exemplaire, un double gameplay à la fois réussi et novateur, il est LE jeu qui m’a le plus tué cette année. Un nom : Midona. Un terme : maniabilité. Un maître mot : immersion. Grâce à la Wiimote mais aussi et surtout au Nunchuk, ou comment avoir l'impression que ce petit objet est un prolongement de notre main. Pour sa direction artistique, son atmosphère extraordinaire, le plaisir de jeu qu’il procure et ses moments d’anthologie qui se comptent par centaines, Twilight Princess est mon Graal personnel. Un jeu que j’ai longtemps attendu, toujours cherché… en vain. Une expérience qui marque au fer rouge, apposant son sceau de qualité comme la référence absolue en matière de jeu vidéo.

 

 

II - Kingdom Hearts II (PS2)

 

Je n’aime pas ce jeu, je l’adule. Réussir à confronter les univers de Square et de Disney avec autant de maestria ne devrait pas être permis. Kingdom Hearts 2, en plus de proposer un background riche et bien plus intelligent qu’il n’y paraît de prime abord, a la faculté de donner la banane. C’est tout bête. Un pad, un écran, une PS2 avec le jeu et nous voilà parti pour sonder les univers que l’on a tant adulé par le passé. Proposer un boss comme celui de Pride Rock est au-delà de nos espérances. Offrir un tel contenu est impensable. Kingdom Hearts II est un grand jeu, qui insulte Final Fantasy XII, jaloux de son apparente simplicité à être LA vraie réussite chez Square Enix cette année. Si le cas peut faire débat sur certains mondes, il est vrai pas toujours réussis, il y a trois points sur lesquels il est difficile de tergiverser :

 

1. Kingdom Hearts II est un dessin animé interactif. Cela m’a rappelé mes premiers émois d’avec Rayman II sur N64 à l’époque. Kingdom Hearts II a franchit une frontière entre deux de mes passions : le jeu vidéo et l’animation.

2. Ses combats. Bourriner en faisant ce que l’on veut, tout en bénéficiant d’une animation époustouflante, entraîné par des musiques démentes et une incroyable fluidité, laisse pantois d’admiration. Oui, le système de jeu est simple. Mais pourquoi chercher à faire compliqué lorsque la simplicité a une odeur de perfection ?

3. La fin. Inutile d’en dire davantage. Le dernier "donjon" est une récompense - le dernier boss, une bénédiction des dieux. De la démesure. Du grand, du très grand spectacle.

 

 

III - Gears of War (Xbox 360)

 

Merci à toi pour avoir compris le sens du mot immersion.

Merci à toi pour tes heures de jeu, d’une rare intensité.

Merci à toi pour ta splendeur, pour ton goût de la mise en scène.

Merci à toi pour l’absurdité de tes dialogues, ton doublage caricatural. 

Merci à toi pour cette leçon technique que je ne suis pas près d’oublier.

Merci à toi de m’avoir pousser à essayer une aventure en coopération.

Je n’oublierai jamais ce geste.

Pour toutes ces choses que tu m’as donné, je souhaite aujourd’hui t’exprimer ma reconnaissance, cher Gears of War. Évidemment, ta fin arrive (trop) vite, tu aurais pu être plus varié et un poil plus stratégique mais bon dieu, tu m’as donné du plaisir. Seul devant ma télé à arroser des zones jonchées de Locustes, à fuir des salles qui rendraient claustrophobe, grouillantes d’une dizaine d’ennemis. A écouter attentivement le moindre son lorsque tu as mis la Berserker en travers de ma route. A continuer de démembrer ce qui était autrefois un corps robuste et armé jusqu’aux dents à grands coups de fusil à pompe. A me rendre volontairement au corps à corps, malgré les risques, pour avoir le bonheur simple de tronçonner un ennemi en entendant son hurlement et le bruit caractéristique d’une chair qui se fait déchiqueter par un terrifiant engin de mort. Cher Gears of War, je suis ton plus fervent admirateur et j’espère te retrouver bientôt, pour ta suite, car il me tarde de retrouver un véritable jeu next gen' !

 

 

IV - Shadow of The Colossus (PS2)

 

Pour la première fois de mon existence de joueur, j’avoue avoir hésité avant d’abattre ma cible. Pourquoi tuer cette créature magnifique au regard de bovin ? Quelle différence existe-t-il entre une vache et ce colosse ? De quoi est-il responsable ? Il vit. Il se balade tranquillement dans sa pleine désertique. Il n’a rien demandé à personne. Et pourtant, aujourd’hui, maintenant, tout de suite, je dois lui asséner des coups d’épée jusqu’à ce qu’un flot de sang noir comme mon crime s'échappe de son corps, qu’il chute lourdement en poussant un râle de désespoir et de douleur qui finira étranglé dans la poussière. Je ne veux pas le tuer. Je m’y refuse. Mais le jeu m’y oblige. Objet démoniaque : je suis un tueur de pixels et pour la première fois je m’en rends compte. Bouleversant à plus d’un titre, Shadow of the Colossus est un rêve mélancolique, un pamphlet contre la nature de l’homme, une violente rafale artistique qui nous emmène très loin, absorbé par une bande sonore dantesque. On en arrive presque à ressentir la chaleur étouffante de ce no man’s land, miroir des sentiments du héros. Il / je dois sauver sa belle. Pour y parvenir, il va rester de marbre, je vais souffrir. Avatar de mes pulsions primaires, voire primitives, je vis, j’existe à travers lui. Mais s’il me contraint à avancer, je n’ai aucune influence sur lui. Il a le pouvoir. Wander, Atreyu, Ichitaka, quel que soit son nom, je suis un Bastien devant un livre ouvert à la page émotion.

 

 

V - Call of Duty 3 : En marche vers Paris (Xbox 360)

 

Impressionnant. C’est le mot qui convient le mieux. A peine le jeu a-t-il démarré que l’on est DEDANS. Pas un simple FPS où l’on tire sur tout ce qui bouge. Non, Call of Duty 3 est plus que ça. La première vraie scène du jeu (après le tutorial donc) est à ce propos hallucinante et a le mérite de mettre tout de suite dans le ton. De la fumée. Des tirs en rafale, des hurlements dans une langue barbare. Je me retourne vers mon sergent qui me donne des ordres de mission. A peine a-t-il fini son exhortation à manger de l’Allemand que je m’avance au sein de la bataille. La poudre me parle, je sens l’odeur de la mort. L’adrénaline s’empare de moi en quelques secondes. Je suis un soldat américain et je dois survivre. Mes compagnons s’engouffrent dans le ventre du monstre, ils tombent au combat les uns après les autres. Je suis seul à présent et je dois lutter, survivre, gagner cette foutue guerre. A peine ai-je le temps de réfléchir que l’explosion d’un obus non loin de moi m’obscurcit la vue, me rend sourd l’espace de quelques secondes. Où suis-je, que vais-je devenir ? J’appuie sans réfléchir sur la gâchette et abat un, deux, trois Allemands. Comme enivré par mon pouvoir de donner la mort, j’avance. Je me baisse et m’adosse à un muret, vérifiant toutes les secondes si l’on ne vient pas. Le stress. Le plaisir. La sensation. L’immersion. Merci Activision.

 

 

COUP DE CŒUR

 

Yakuza (PS2)

 

J’aime ce jeu. Pour son absence de prétention. Oui, il aliase et n’est pas très beau. Oui, la démarche de Kazuma (le héros) est parfois risible. Oui, il a beaucoup de défauts. Mais que peuvent quelques misérables points noirs face à un for intérieur si admirable ? Yakuza est une petite merveille qui a su me réconcilier avec Sega, à la ramasse depuis quelques mois (années ?). Un titre sorti de nulle part qui, sans prévenir, parvient à scotcher à une manette, sans proposer le minimum technique exigible. Un scénario du feu de Dieu, une ambiance ahurissante, une qualité d’écriture rarement constatée dans un jeu, des dialogues très inspirés et surtout une face cachée qui dénonce les abus et les travers du Japon contemporain. Le tout servi sur un plateau d’argent avec une qualité d’immersion rare. Qu’est-ce que vous souhaitez de plus, sincèrement ?

 

 

COUP DE GUEULE

 

Final Fantasy XII (PS2, import jap / US)

 

Comment peut-on me faire ça… à moi, défenseur éternel de la série de Square Enix, VRP de luxe (car non rémunéré, pour ceux qui en doutent encore) et adorateur au premier degré ? Je le répète : Final Fantasy XII est mauvais. Pour un grand nombre de raisons à commencer par un manque de rythme consternant, une absence de scénario, un gameplay poussif et inintelligent (l’argent, le "License Skill"). Comment dénaturer avec autant de cruauté l’univers d’Ivalice, déjà bien abîmé par un Final Fantasy Tactics Advance - qui avait, lui aussi, omis de passer par la case talent ? Pourquoi annoncer des choses qui se révèlent finalement factices ? Le coup du frère jumeau me restera éternellement en travers de la gorge ! Je m’évertue à crier mon indignation, à déplorer le système de combat, l’absurdité générale, l’univers froid et inexpressif, le travail - pourtant admirable - de Sakimoto, mais je sais que tout cela ne sert à rien. Vous l’achèterez quand même et certains vont l’aimer. Désespoir…

 

>>> DINOWAN / LIONEL >>>


   
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