Oubliez le combo danse / chant ; sur DS, Electronic Arts a tout simplement évincé les chansons pour se focaliser sur la partie dansante du titre. Un choix tout à fait compréhensible compte-tenu de la configuration et surtout de l’absence de micro à brancher sur sa DS. Quoi de plus normal alors de penser que les développeurs ont jeté tout leur dévolu sur la partie dansante, redoublant d’effort pour nous offrir un gameplay mémorable. Pour ce faire, trois modes de jeu proposent de se faire la main - et surtout le stylet - afin de varier les plaisirs. Le premier mode, baptisé "Imitation", nous invite à se caler sur le tempo des chansons et à enchaîner les tracés sans le moindre accroc. Une utopie quand on sait que le jeu ne restitue pas toujours les traits réalisés sur l’écran tactile. Le mode "Freestyle" permet, comme son nom l’indique, de réaliser des mouvements libres en variant un maximum ses coups de stylet. Sur le papier, pour ne pas arrêter la partie subitement, il faut rester dans le bon tempo caractérisé par les deux métronomes que l’on voit de part et d’autre de l’écran. Rien de bien folichon et à vrai dire, on ne s’attardera pas plus de 10 minutes, la faute à une absence d’objectif précis qui donnerait envie de rester assidu. Reste alors le mode "Chorégraphie", pas plus intéressant puisqu’il consiste à observer la ligne de flèches qui défile à l’écran pour ensuite les reproduire avec le stylet. Un contenu différent donc de la mouture Wii, et l’habillage est le seul point commun entre les deux versions. On retrouve alors ces personnages farfelus, à mi-chemin entre les protagonistes de l’univers de Bob l’Eponge et ceux de Tex Avery, avec un charisme ne dépassant jamais celui d’une huître. Quant aux musiques proposées, difficile de faire plus commercial avec une tendance pour la dance. Jennifer Lopez, Britney Spears, Cindy Lauper ou bien encore ABBA, dommage qu’il faille, en sus, se taper des reprises pour le plus souvent foireuses.
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